dimanche 26 mars 2017

Copenhague en images

En février, j'ai pu découvrir Copenhague... Une superbe ville où les habitants sont serviables, polis, attentionnés et respectueux. Je n'ai pas vu de vikings, à mon grand désespoir, mais il y avait quand même une tapisserie avec Ragnar dans l'un des palais : ouf !

Je ne vous fais pas un très long article, car le week-end date un peu, et surtout parce que c'est mon mari qui a tout organisé et m'a offert le voyage pour nos 10 ans. Du coup,j'ai juste profité et ouvert grands les yeux, voici quelques photos :

Maison d'Andersen - BY NC ND

Palais Christianborg - BY NC ND

Salle des tapisseries, Christianborg, par Bjorn Norgaard - BY NC ND

- BY NC ND

Quartier Nyhavn - BY NC ND

Vers la Petite Sirène - BY NC ND

La toute petite Sirène - BY NC ND

Le Kastelet

mardi 21 mars 2017

Mardi, c'est poésie ! #17 Jean-Pierre Siménon

Mais j'ai beaucoup réfléchi, et aujourd'hui, je sais : la poésie c'est comme les lunettes. C'est pour mieux voir.

La nuit respire, Jean-Pierre Siménon (Cheyne éditeur)

Nous ne vieillirons pas


Nous ne vieillirons pas
mon ami
je le jure
si nous faisons du temps
le jardin de nos rêves
si nous suivons les pas de l'été
dans les fleurs
si nous marions nos mains
aux fontaines prodigues
si chaque jour nouveau
est un nouveau voyage
et le beau partage du fruit
pour nos lèvres

Nous ne vieillirons pas
l'eau est née pour la source
nous sommes nés pour vivre
Le mot
Je cherche un mot
vaste et chaud comme une chambre
sonore comme une harpe
dansant comme une robe
clair comme un avril
un mot que rien n'efface
comme une empreinte dans l'écorce
un mot que le mensonge
ne séduit pas
un mot pour tout dire
la mort la vie
la peur le silence et la plainte
l'invisible et le doux
et les miracles de l'été
depuis si longtemps je cherche
mais j'ai confiance en vous :
il va naître de vos lèvres.

vendredi 10 mars 2017

Mardi, c'est poésie ! #16 Fabrice Melquiot




Impromptu

Il n'y a pas de rencontre:

Rien que des égarés
Laissant traîner leur désir
N'importe où

N'importe qui
Laissant son égarement
Désirer quelqu'un


Porte ton poids

Porte ton poids à travers neige
porte ton poids
Sur la tangente que le visage trace au visage
Le long du temps
A force de faiblesses
Cette face de traits qui penchent dans la glace
Allonge-toi
De surface en surface
Froides elles t'écharpent et te laissent
Parfois pour morte
Profondément
mais toute érosion a un enfant dans le limon
Déleste-toi
De toi en toi
Du poids de la neige qui recouvre
La mare cramoisie des batailles
Où chantera demain une chorale au front lisse
Cherche une douceur sans propriétaire
Cette chaleur au monde
Offerte contre rien
Rien que le givre qu'elle console
Marche en guide et en suiveur
Marche en femme et en homme
Particule, goutte d'eau
Porte ton poids
Ne compte pas les morts en route

 Fabrice Melquiot in Qui surligne le vide avec un cœur fluo, éditions le Castor astral