lundi 30 novembre 2015

Marrakech aux reflets d'ocre

La nourriture 

Marrakech est la capitale du Tajine... C'est délicieux, plein de saveurs, épicé sans être trop piquant et il y a plein de variantes.
Contre toute attente ma préférée a été le tajine kefta aux oeufs... Je ne mange pas d'oeufs en temps normal, mais là ils étaient si crémeux que j'ai trouvé ça délicieux.
http://lesdelicesdeoumibyoumdna.over-blog.com/tajine-de-kefta-et-oeufs


On trouve également de quoi grignoter dans les snacks avec des brochettes et des salades. Et quelles salades...courgettes, aubergines, oranges, poivrons-tomates, miam!

Du côté sucré, il y a des pâtisseries mais je les ai trouvé moins bonnes que celles faites maison par ma collègue, j'imagine qu'en ayant dans une pâtisserie plutôt qu'au resto j'aurais eu un autre avis mais en l'occurrence j'ai été un peu déçue. Par contre, très bonne surprise du côté des crêpes, il y en a plusieurs sortes, avec plusieurs textures (une en "éponge" notamment) et épaisseurs, avec un délicieux miel très parfumé ou de l'orange confite, une tuerie.

Est-il réellement utile de s'arrêter sur le thé? Le thé à la menthe coule à foison... mais aussi le thé berbère qui est l'un des meilleurs que j'ai goûté. Il est naturellement sucré par la présence d'anis étoilé et de cannelle. Il contient de la menthe, du thé vert, de la cardamome, des boutons de rose... Et j'imagine que ça varie en fonction du préparateur.

Marrakech et les Marocains

La ville est très belle, que se soit la vieille ville avec ses murs en camaïeu de rouge, ou la ville nouvelle et ses grandes allées, c'est un plaisir d'y déambuler et d'observer les jeux de lumière.



Les monuments sont sublimes, notamment le palais el-Badi (et sa colonie de cigognes) et le palais Bahia , le jardin Majorelle et la Médersa Ben Youssef (école coranique).  Le musée de la photographie est fort intéressant, d'autant que les employés prennent le temps de présenter les collections... il y  a par ailleurs une terrasse sur le toit qui permet de contempler la ville et les montagnes au loin.



Je crois que ce qui m'a le plus plu, ce sont ces grands jardins partout dans la ville. Il y a plein de bancs ou de murets où s’asseoir, c'est très calme, des vendeurs de thé/café passent régulièrement pour ne pas qu'on se dessèche...
Et les vendeurs sont réglos, pour une somme de 20 mad, nous n'avions qu'un billet de 100 mad, le vendeur nous a demandé s'il pouvait aller faire de la monnaie. N'ayant rien d'autres de toute façon, on allait pas le voler, donc on lui a laissé le billet et il est revenu quelques minutes plus tard avec notre monnaie.  

Dès qu'on s'éloigne de la médina, on rencontre des gens dont les revenus ne dépendent pas des sommes qu'ils arrivent à faire cracher aux tourismes... et ils sont très sympas. Ils nous sourient simplement, nous laissent vivre votre vie, discutent et plaisantent un peu avec nous et on commence à toucher du doigt la gentillesse de la population : une sorte de spontanéité mêlée de curiosité et de bienveillance. 

Quand à un croisement on hésite entre un chemin ou l'autre et qu'un Marocain nous demande si on a besoin d'aide et qu'on se braque, et qu'il nous répond le plus calmement du monde "qu'il ne tient pas à nous accompagner, lui il s'en moque, il travaille dans le garage là, mais le chemin le plus court, c'est quand même la droite". Alors on se sent un peu bête, parce qu'effectivement, il ne faut pas voir le mal partout et il faut rester ouvert à l'autre : à quoi bon voyager sinon?

Les cascades d'Ouzoud

Compte tenu des récents attentats, nous avions promis d'être sages, de ne pas nous aventurer dans la pampa, de faire de la randonnée imprudemment, bref, il aurait fallu que nous restions à la piscine de l'hôtel (pas de bol, il n'y en avait pas finalement).

Marrakech, c'est petit, en se perdant et en marchant uniquement, on a pu faire le tour des choses que nous voulions voir en trois jours en prenant notre temps. Nous avons donc pris une excursion à l'hôtel en commun avec d'autres voyageurs vers les Cascades d'Ouzoud.

L'occasion de rencontre un couple algérien adorable... J'ai rapidement sympathisé avec le monsieur d'Alger car nous avons eu le même problème avec la conduite du chauffeur : la différence entre lui et moi, c'est que j'ai pu attendre jusqu'à la station service pour évacuer mon petit déj. Nous avons donc papoté pendant la randonnée (avec un guide officiel toujours! ), on a bien rigolé, reçu une invitation en Algérie all inclusive.

Et mesdames, messieurs, le sport paye, cette randonnée a été réalisée sans point de côté, sans fatigue, sans essoufflement et en portant le sac de ma nouvelle copine algérienne... 

En effet, si le chauffeur a fait bien attention d'installer la jeune femme enceinte  à la meilleure place, le guide a conclu ses protestations pour cause de "rythme trop élevé" (et c'est vrai qu'il bombait pas mal pour un guide avec un groupe si hétérogène et pas équipée en chaussure de rando) par un "si vous voulez rien faire pendant que vous êtes enceinte, restez couché, vous allez pas mourir de marcher."
Du coup je l'ai au moins débarrassé de son sac à pique nique. (Oui, elle avait son mari à côté, mais apparemment, on ne porte pas le sac des dames, même enceinte et en galère)(par contre il est très très mal vu de laisser porter une valise, ou de laisser une femme marcher côté route)(mais si elle choppe des contractions en montagne, ça va, ça passe.)

Je suis donc fière de moi, ça vaut le coup de se faner la natation.

Quant à  la balade, ça valait largement le coup de subir la conduite du chauffeur, je vous laisse avec les photos.




Et maintenant?

Maintenant, j'aimerais beaucoup retourner au Maroc, notamment à Casablanca, qui possède la seule Mosquée que l'on peut visiter sans être musulman mais aussi dans le Maroc côté "campagne".  Un circuit désert et montagne me plairait énormément, les paysages sont vraiment grandioses et l'ambiance est paisible tout en étant très vivante. 

dimanche 29 novembre 2015

Marrakech = Arnakech?

Marrakech = arnakech : voilà la formule que l'on retrouve a peu près partout sur internet... On va dire que je ne suis pas partie très tranquille. D'autant plus que je suis partie avec voyage privé, autre grand spécialiste de l'arnaque d'après de nombreux avis. 
Peut-être est-ce ça être un aventurier moderne?

Alors, vente privée, l'arnaque ou bien?

Non, je ne dirais pas que vente privée nous a arnaqué. 
Nous avons eu un hôtel charmant, quoi que pas dénué de défauts : pas de porte entre les toilettes et la chambre, un bassin décoratif présenté comme une piscine, mais en soi, rien de bien grave.

Par contre, j'ai des gros doutes quand à la réduction annoncée sur le site vente privée, nous avons économisé seulement 10€ par rapport aux tarifs habituels de l'hôtel. Les -50% et les -75% sont donc à prendre avec des pincettes je pense. 
C'est le jeu, on a le voyage clé en main (50€ de frais de dossier) et on ne s'embête pas à faire des comparatifs et à gérer le transfert et tout et tout.
Nous avions choisi simplement vol + hôtel + transfert, pas de circuits. N'ayant jamais lu un avis positif quant aux circuits effectués par des clients VP, il ne faut pas pousser trop loin les expériences ;) 

Pas une arnaque, mais pas une affaire non plus.

Harcèlement, vol, insultes: la médina, premier cercle de l'enfer?

Nous sommes partis hors saison, donc il y a peu de touristes, donc il y a également moins de gens pour nous haranguer dans les rues. Nous ne nous sommes pas sentis harcelés, personne ne nous a suivi sur des kilomètres pour nous vendre des babouches, et personne ne nous a insulté quand nous avons refusé des achats. Personne n'a manqué de politesse à notre égard. Et en tant que femme, on m'a plutôt foutu la paix, j'ai été fixé quelque fois, mais bon, j'attribuerais ça à ma coupe de cheveux (coupe garçonne + side cut + cheveux rouges). 

CEPENDANT, je n'irais pas jusqu'à dire qu'il n'y a pas d'arnaque ou qu'on se sent en sécurité dans la médina (la vieille ville, centre touristique).

A partir du moment où tu sors une carte, c'est foutu, tu as tous les rabatteurs qui se pointent, te proposent de t'emmener, te donnent des directions qui mènent vers les magasins plutôt qu'au musée. Et le """service""" n'est pas gratuit. Il faut donc apprendre à se repérer rapidement, sinon ça devient vite énervant. Et du coup c'est stressant. D'autant qu'il y a peu de noms de rue ou de panneaux.

Exemple personnel: nous nous sommes perdus. Bien perdus, dans un coin de la médina où il n'y avait pas un putain de nom de rue, que des ruelles, pas de bâtiment reconnaissable, on a tourné en rond et puis on a trouvé un panneau et sorti la carte pour savoir si on prenait pas la gauche ou la droite. 
Un mec c'est arrêter, nous a demandé où on allait, au bout d'une heure de galère, tu baisses ta garde et tu te dis qu'au milieu de rien, le mec va forcément te donner une bonne direction. 
Super sympa, c'est vendredi, l'heure de la grande prière, il nous dépose devant sa mosquée et après c'est tout droit.
SAUF QUE : il nous a perdu dans les méandres des ruelles, nous a lourdé chez sa cousine qui a essayé de nous revendre toute la boutique et qu'il a chargé de nous emmener dans je ne sais quel musée. Bref on s'est barré de la boutique encore plus paumé qu'au départ, loin de notre destination et on a fini par retrouvé notre chemin. 
Et à partir de là, on a téléchargé une appli gps piéton et on n'a plus fait confiance à personne. 

C'est ballot, c'est pas ma conception du voyage, mais le respect marche dans les deux sens. Je suis prête à accepter le tarif touriste sur le marché, mais pas à être prise pour un distributeur à billet sous la pression. 

Autre exemple, notre hôtel était un peu excentré, donc pas dans le centre touristique de la médina, systématiquement, à son approche, des rabatteurs viennent te décourager en disant que la route est fermée, que ce n'est pas là, que c'est dans l'autre sens etc. Le guide du routard te prévient de ne pas écouter, mais quand même, ce n'est pas très engageant. 
Ou un mec nous a fait la conversation sur Marrakech, simplement pour nous taper 20mad (ok, c'est que 2€, mais c'est le principe)... c'est pénible : tu ne demandes pas de service, on t'impose et on te le facture quand même. Je déteste devoir payer pour avoir la paix.

Dans ces conditions, c'est difficile de réellement apprécier l'hospitalité des marocains, si tu ne sors pas de la zone touristique, et qu'en plus tu viens en haute saison, je pense que tu n'y remets jamais les pieds.

Malgré tout, j'ai adoré ce séjour et j'aimerais beaucoup retourner au  Maroc ! Je vous raconte tout ça demain...

samedi 28 novembre 2015

On garde / On oublie , objectif : sac parfait

Comme beaucoup de voyageur, j'ai le rêve inaccessible de créer la valise parfaite : rien de superflu et pas d'oubli. Cette fois-ci, j'étais vraiment satisfaite.

On garde


1.  Les baskets de randonnée "Arpenaz 50" Decathlon

Elles sont moches, je sais. Mais elle sont souples tout en étant antidérapantes, elles ne tiennent pas trop chaud, elles ne prennent pas trop l'eau et couplées aux chaussettes magiques du point 2 m'évitent les ampoules.  ça permet de galoper en ville et sur de la caillasse bouillasseuse.
Elles sont également validées par mon mari.
Je les aime tellement que j'ai toujours besoin d'un petit temps de réadaptation avant de retourner aux chaussures civiles à talon.

En plus elles m'ont coûté la modique somme de 13€.

2. Les chaussettes de running "Kiprun mid" Decathlon


J'ai adopté ces chaussettes pour tous les jours, parce que j'ai les pieds ultra sensibles, vraiment, je chopperais des ampoules en chausson. Je suis fière de vous annoncer que pendant ce séjour j'ai eu 0 ampoules. Et pourtant j'ai tout autant marché.
Merci à la communauté hellocoton de m'avoir fait découvrir ce type de chaussette.

3. La veste coupe-vent imperméable "Ekiden" Decathlon


C'est moche, mais ça protège du vent et de la pluie, tout en étant léger à porter. ça ne prend aucune place dans la valise. Si on prend une taille au dessus, on peut mettre un gilet, et ça permet de faire l'oignon et de s'adapter à la température.


4. Les flacons format voyage

Jusque là, j'hésitais à partir avec uniquement une valise en cabine. Rapport au peu de liquide autorisé. Cette fois, je n'ai pas eu trop le choix, j'ai donc investi dans un petit kit de voyage avec des flacons à remplir. En fait, c'est plus que suffisant pour partir à 2 pendant six jours cette histoire.
10 euros d'investissement pour bien des économies sur les bagages en soute des low costs!
(Bon après, je voyage léger hein : shampoing, gel douche, crème hydratante, dentifrice).

5. le sac decathlon pliable format cabine (newfeel 33L)


J'embarque toujours un sac supplémentaire pour les gros voyages, au cas où une valise lâche / je me lâche un peu trop sur le shopping. Celui de decathlon a l'avantage de coûter environ 7e, d'être pliable et format cabine. C'est la première fois que l'utilise réellement comme valise principale, et ma foi il fait l'affaire... à condition de ne pas avoir à le transporter longtemps: les lanières sont fines et râpeuses, c'est un coup à se faire mal.
cette dame a un pantalon couleur peau, promis


On oublie


1. la veste jolie mais pas pratique

Plutôt que de prendre un de mes nombreux gilets tout à fait banal, j'ai voulu prendre ma jolie veste. Erreur : elle est jolie, mais cintrée, donc je ne peux pas jouer à l'oignon. Je ne peux pas la mettre avec tout le contenu de ma valise, donc c'est superflu. Un gilet pour la prochaine fois, ça sera suffisant.

2. le sac photo top loader + le sac à main

Je transporte habituellement peu de choses avec moi : ma banane plate avec les sous et le passeport et mon appareil photo dans son sac. Mon mari a le sac à dos avec l'eau et le guide. Sauf que cette fois, je ne sais pour quelle obscure raison nous sommes partis très léger, juste avec mon sac à main (suffisamment grand pour un guide et une bouteille d'eau) et mon sac photo. Sauf que du coup, je me retrouve comme un mulet et ce n'est pas très très pratique.
Et il est juste hors de question que je mette mon appareil dans un sac à dos, autant écrire directement "servez-vous" dessus.
Et si mon mari est mignon et veut bien porter mon sac à main, il aime autant que celui-ci ne soit pas turquoise avec des strass et des perles.
Il faut donc que je trouve un sac photo d'un autre format, qui me permette de caser mon matériel et les éventuels surplus. 
Lowepro est probablement mon ami. Si vous connaissez d'autres marques, je vous écoute, car je n'y connais pas grand chose !

3. d'oublier des trucs indispensables...

genre un stylo
genre une carte SD de plus de 2go.
Rendez-vous compte, j'ai eu une autonomie de 60 photos pour 6 jours. 10 photos par jour. La punition.
ou des lunettes de soleil.






vendredi 27 novembre 2015

Lectures de vacances



Durant ces 6 jours de vacances voici ce que j'ai lu...8 bouquins en moins dans la PàL numérique!

La nuit des temps - René Barjavel

C'était mon premier Barjavel... Et quelle claque... c'est bien écrit, intelligent, avec une somptueuse histoire d'amour (vraiment, le genre qui file la larmichette parce que c'est beau et pas parce que c'est niais) et ça amène à réfléchir. Gros coup de cœur, d'autres tomes vont se retrouver dans ma PAL de liseuse.

Royaume de vent et de colères - Jean-Laurent Del Socorro

Roman dont j'avais entendu parlé aux Imaginales et qui a gagné le prix Elbakin 2015...quand une promo est tombée j'ai foncé les yeux fermés... J'avais de très grosses attentes.
J'ai passé un très bon moment, c'est un roman impossible à lâcher tant les personnages sont attachants et le rythme entraînant. J'ai appris plein de choses sur l'histoire de France. Mais je n'irais pas jusqu'à crier au chef d'œuvre, j'ai beaucoup aimé, mais je ne pense pas que cette histoire me marquera durablement. 
Sublime couverture de Milek Jakubiec


Sacrées sorcières - Roald Dahl

Fabinou l'ayant relu récemment, il m'a donné envie de me replonger dans cette lecture d'enfance... Et c'était chouette. D'ailleurs, j'en profite : bon anniversaire Fabinou, fais gaffe aux sorcières!


Miserere - Jean-Christophe Grangé

AAAh quelle horreur ce livre, les gens sont fous. J'ai lu ça dans l'avion au retour, c'est juste super angoissant (petite pensée pour l'hôtesse de l'air qui m'a fait faire un bon de 15 mètres en projetant son ombre sur moi. Non je ne suis pas folle, je me sens juste un peu observée). C'est la première fois que je lis un thriller et que j'aime ça. Genre, j'ai envie de lire d'autres livres de l'auteur. Mais les personnages ont un relief, l'enquête est intéressant parce qu'il y a certes l'aspect "policier" mais également l'histoire des enquêteurs, leur passé, bref, c'est bien plus qu'un épisode ennuyeux de série TV (oui, le roman policier, le polar, le thriller c'est VRAIMENT pas ma came en temps normal). Bref, ça y est enfin, je me suis sentie concernée par une enquête. D'ailleurs, si vous pouviez me conseiller un autre titre de l'auteur, je prends.
(je viens de voir qu'un film a été adapté, sérieusement, Joey Starr et Depardieu? MAIS les personnages sont russes et arméniens, et je rappelle que Cédric est censé être ultra sexy... oh mon dieu, cette bande annonce... ça a l'air d'être un bon film français comme on sait si bien les faire, chiant à souhait.).

Call me bitch t2 - Emma Green & Etreinte - June Moore


J'avais envie de m'aérer le cerveau pour cause de fatigue et donc d'incapacité à continuer cartographie des nuages. Du coup j'ai téléchargé ces deux harlequins gratuits. Que dire? Ces gens riches qui couchent entre eux et ces braves petites femmes soumises  ayant besoin d'un homme fort pour les guider : déjà vu, déjà lu, mal écrit, mais ça fait passer une heure. Et comme je suis honnête je ne planque pas ces lectures honteuses. Mais sachez quand même qu'il y a 6 tomes dans la série Call me Bitch. 6 tomes où d'après les résumés, Jude et Joe ne vont pas pouvoir s'empêcher de coucher ensemble parce qu'ils sont quand même trop attirants, mais ils ne sont pas capables de se supporter au-delà de la chambre à coucher. 6. tomes.

La chute des fils - Anne McCaffrey

J'adore toujours autant la ballade de Pern. Sérieusement, si quelqu'un connait quelque chose qui ressemble à cette "science fantasy", qu'il me donne des titres ou se taise à jamais. C'est vraiment le paradis quand on aime la sf et la fantasy.

Cartographie des nuages - David Mitchell

Adapté par Andy et Lana Wachowski sous le titre "cloud atlas", ce roman est une putain de tuerie qui vous retourne le cerveau. Je ne suis pas mécontente d'ailleurs d'avoir vu le film en premier car la structure narrative est costaude. Plus ou moins chronologique, tout est plus ou moins imbriqué dans une autre histoire... ce qui pourrait être uniquement une prouesse stylistique et littéraire est véritablement un chef d'œuvre : tout fait sens et bien au-delà de la fiction. Le genre de roman (et de film) qui colle à la peau. Les personnages, leurs faiblesses, leurs forces et leurs aspirations sont celles de tous, sublimées par une écriture et un scénario troublant et entraînant.


samedi 21 novembre 2015

Calendrier de l'avent #21 - Un livre que vous avez en plusieurs éditions




Un livre que vous avez en plusieurs éditions


Le seigneur des anneaux... j'ai également une édition poche chez mes parents.

mardi 17 novembre 2015

Mardi, c'est poésie ! #13 Amour, divin rodeur - Marceline DESBORDES-VALMORE

Amour, divin rôdeur


Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes,
Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes.
Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs,
Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs...

C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !...
Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes.
C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer,
Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !

Marceline DESBORDES-VALMORE

LOVERS IN LANDSCAPE - GUSTAVE COURBET

vendredi 13 novembre 2015

Quelques astuces simples pour faire de meilleures photos

Un petit article pour vous donner quelques conseils très basiques pour améliorer vos photos, qu'elles soient prises avec un appareil entrée de gamme ou un reflex.

Lire le mode d'emploi

Oui oui, c'est un vrai conseil. Grâce à ce charmant manuel, vous découvrirez sûrement des fonctionnalités très pratiques et des effets intéressants. Et puis ça vous permettra de vous familiariser avec le vocabulaire photographique et les différents modes.

Appliquer la règle des tiers

Parlons un peu de la composition de la photo... C'est-à-dire de la mise en scène des différents éléments présents dessus. Il arrive parfois qu'on prenne une photo qui avait tout pour être sympa, mais que finalement, elle paraisse un peu plate, un peu planplan, pourtant tout est bien centré... Vous voyez?
Et bien en fait, il s'agit de ne pas centrer les éléments, mais de les disposer le long de lignes de forces, selon la règle des tiers.


Un évitant de centrer l'élément, on crée une dynamique et un mouvement dans l'image, tout en respectant les proportions. Pour un paysage marin, il peut s'agir de 2/3 ciel, 1/3 de mers, ou comme sur cette image, de placer l'arbre à l'intersection de deux lignes.


https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A8gle_des_tiers
ou sur celle-ci carrément en diagonal pour un super effet.
Cliquer sur l'image pour un article complet sur le sujet avec plein d'idées de composition chez photo-paysage.
Vous avez du mal à mesurer à l’œil nu? La plupart des appareils photos proposent un quadrillage qui s'affiche sur l'écran pour vous aider (dans le menu affichage la plupart du temps).

Puis s'en détacher...

Une fois que vous aurez pris le coup d’œil pour les prises de vues générales, vous saurez vous détacher de cette règle pour vous adapter à la scène en face de vous et jouer avec la symétrie, la géométrie des bâtiments...

Faire attention aux éléments parasites

Ne vous focalisez pas sur votre sujet au point d'oublier ce qu'il y a autour, un papier à l'avant-plan, une poubelle à l'arrière-plan, bref, voyez la scène dans son ensemble!
Cette photo aurait eu plus d'impact sans le harnais rouge qui capte le regard

Et ne pas hésiter à se déplacer...

Changer de point de vue, de côté, parfois il suffit de faire quelques mètres ou de s’asseoir pour avoir le cliché parfait! 
Il est notamment très intéressant de se mettre à la hauteur de son sujet s'il s'agit d'un enfant ou d'un animal pour capter le regard.
le regard, ou la sieste, tout dépend!

Photographier des êtres vivants

Un conseil tout bête pour avoir des photos naturelles : faites-vous oublier, mais ne vous cachez pas. Commencez par prendre tout et n'importe quoi en photo pour habituer les gens ou les animaux à votre présence. Au bout d'un moment vous ferez partie des meubles...et vous pourrez faire de chouettes clichés sur le vif. 


Pile au bon moment, mais un peu floue...je ferais mieux la prochaine fois!

Tester encore et encore

Faites des photos "test" pour apprendre à connaître votre appareil sur le bout des doigts, elles n'auront pas pour but d'être très artistiques, mais de vous initier à la technique. Une fois que vous aurez trouvé vos réglages préférés, ils reviendront naturellement au moment de prendre LA photo. Cela peut également vous permettre de faire des photos dans des conditions spéciales.
test de réglages pour un feu d'artifice



tentative d'effet "filé" sur de l'eau

Exercer son œil

Regardez les photographies des autres, repérez ce qui vous plait dans la composition, la lumière, l'angle...Découvrez de nouveaux points de vue qui vous permettront de vous améliorez sans même vous en rendre compte.

Vous pouvez également comparer deux de vos photos d'une même série, et chercher à comprendre pourquoi l'une vous parait ratée et pas l'autre etc. pour entraîner votre œil à repérer les bonnes situations photographiques.

Personnellement, j'aime bien acheter le magazine réponse photo qui donne à la fois un éclairage artistique et technique sur les photos, tout en étant accessible à tous tant au niveau du contenu que du prix.


A bientôt pour un article où je vous parlerais de mes sites préférés pour apprendre la photo ;)

jeudi 12 novembre 2015

Trompe-oreilles

Un trompe-oreilles est une phrase difficile à comprendre, souvent formée de monosyllabes, qui donne l’impression d’être en langue étrangère ou d’avoir une autre signification.
Essayez de lire assez rapidement ces phrases à haute voix, et voyez l'effet que cela fait sur vos interlocuteurs ;)

La pie niche haut.
L’oie niche bas.
Où l’hibou niche-t-il ?
L’hibou niche ni haut ni bas.
L'hibou niche pas.


– Qu’a bu l’âne au lac ?
– L’âne au lac a bu l’eau.

Mon père est maire de Mamère et mon frère est masseur.

mercredi 11 novembre 2015

Le dernier chant d'Orphée - Robert Silverberg

Couverture de Zariel

Résumé


On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée.

Un roman inédit qui est un véritable événement.
Sommaire

Robert le fataliste (Préface de Pierre-Paul Durastanti)
Le dernier chant d'Orphée
Interview de Robert Silverberg


Mon avis


Cette chronique arrive bien tard, puisque que j'ai gagné ce roman pour le challenge Morwenna qui s'achevait en juillet chez la prophétie des ânes. Que je remercie encore d'ailleurs pour ce challenge génial qui m'a motivé à lire plein de romans...ainsi que les éditions actu SF puisqu'ils ont décidé de doter le challenge et qu'ils m'ont envoyé ce livre!

J'ai mis beaucoup de temps à lire ce roman, que j'ai abandonné pendant quelques temps : il est exigent même s'il est court. Et depuis septembre, j'ai beaucoup de mal à me concentrer et à lire :(

Allez-y moquez-vous de moi, mais il a fallu que j'entende une chanson du dessin animé Hercules de Walt Disney, qui m'a donné très envie de me replonger dans la mythologie gréco-romaine pour m'y remettre et chapitre par chapitre, lui accorder la concentration qu'il mérite. A chacun son déclencheur j'imagine...

Je passe sur la préface, ne connaissant que très peu l'oeuvre de Robert Silverberg, il m'est difficile d'en comprendre toutes les subtilités mais le travail est minutieux!
L'interview est très intéressante, mais du coup, l'auteur m'a paru assez antipathique.

Je pense que la lecture a été un peu difficile pour moi, car le texte contient beaucoup d'ellipses sur certaines aventures (évidemment me direz-vous, ces messieurs ayant tous une vie bien remplie, il aurait fallu un dictionnaire), et je me suis rendue compte qu'il me manquait quelques références pour comprendre toute la portée du récit parfois. C'est un peu frustrant, mais ça me donne des pistes d'exploration pour assouvir mon envie de mythologie.

Ceci énoncé...

Quelle agréable surprise de retrouver Orphée! J'ai retrouvé le plaisir des cours de latin, quand après avoir subi les déclinaisons, avant de s'attaquer au thème ou à la version, mon professeur prenait quelques minutes pour nous raconter les aventures des dieux. Silverberg a réussi à transmettre le chant d'Orphée, à s'imposer comme conteur...  Dans un style poétique, rythmé, je me suis vraiment laissée envoûtée par la lyre d'Orphée, j'ai écouté ses mystères, frissonné devant le courage des héros face à la fatalité. Je connaissais le mythe d'Orphée et d'Eurydice, la mort d'Orphée également, mais j'ignorais tout d'Orphée et des Argonautes, ce fut un beau moment, le rituel du soir, de découvrir un nouveau pan de l'histoire.



mardi 10 novembre 2015

Mardi, c'est poésie ! #12 El desdichado - Gérard de Nerval

EL DESDICHADO


Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,
Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Gérard de Nerval.

samedi 7 novembre 2015

Blancs cramés, High key et ressources pour progresser!

Je râlais vendredi sur hellocoton, étant totalement blasée de lire des conseils pour bien cramer ses blancs grâce à Instagram entre autre. Plutôt que de me plaindre et de ne rien faire, j'ai décidé de vous parler un peu du blanc dans la photographie...

Mon but n'est pas de vous fournir un tutoriel (je n'ai pas un assez bon niveau pour ça, je les utilise moi-même pour apprendre), mais de vous parler de quelques concepts et de vous donner des ressources pour en apprendre plus sur le sujet et découvrir d'autres pratiques.

Blancs cramés/brûlés


Cramer ses blancs, cela veut dire qu'on surexpose (on expose trop à la lumière) sa photo et qu'en conséquence des zones sont 100% blanches et n'ont plus aucun détail... 

Sauf que, ce n'est pas parce qu'une zone est toute blanche sur vos photos, qu'elles sont forcément irrécupérables, si vous utilisez un appareil photo avec un format RAW, il est possible que malgré les réglages malheureux, les détails aient été enregistrés dans l'image.

J'ai découvert un tuto très sympa pour savoir si les blancs sont rattrapables ou pas sur lightroom.

Je vous fais donc une petite démonstration, avec des photos brutes (et particulièrement mal prises d'ailleurs), parce que rien ne vaut un exemple pour s'exercer l’œil.


Si vous n'avez pas lightroom, vous pouvez apparemment utiliser LightZone, raw therapy et dark table qui sont des équivalents libres et gratuits.

Passons à la pratique :


Cette première photographie a un ciel cramé, la zone "rouge" est très grande.

Si j'essaye de réduire les tons clairs... la partie droite du ciel reste désespéramment blanche, on ne peut pas récupérer les détails.

Sur celle-ci par contre, il y a un tout petit point rouge, le ciel est très clair, blanc par endroit mais pas cramé.


Si je réduis les tons clairs, j'obtiens des détails :

Sushi

C'est pourquoi il est important de prendre des photos en Raw, mais aussi de travailler son exposition. 

Pourquoi la première photo est-elle mal exposée? Car j'ai le soleil juste en face de l'objectif. D'ailleurs, le seul élément brûlé sur la seconde image est également une source de lumière directe.

Le High Key, qu'est-ce que c'est?


C'est un genre où les photographies ont des valeurs situées dans les tons clairs.

La photographie High Key est très exposée (elle a donc reçu beaucoup de lumière), mais elle doit conserver les détails.  Être en nuance de blancs en quelques sortes, ou de couleurs très pâles.
High Key
Ben Alford

Paysage par Oukman
Il n'y a pas vraiment de technique universelle pour obtenir une photo High Key, alors voici quelques liens pour vous aider à développer votre propre pratique, élaborer vos propres réglages si ce style vous plait.




  • Le high key par Olivier Chauvignat pour une première approche : la définition, la manière d'envisager sa prise de vue et son développement.

Olivier Chauvignat 










High Key Project
Patti-Jo



high key cosmos
Lisa Q

Maria Ommegang high key 2
Frank van Es


J'espère que vous avez découvert des choses...et que c'était assez clair. Si vous avez des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre ou de vous liez des ressources sur le sujet!

vendredi 6 novembre 2015

Café des langues #9 - Alexia, France

Salut, nous deux, on se connait, mais mes lecteurs ne te connaissent pas encore...Est-ce que tu peux te présenter rapidement?

Hi, both of us already know each other, but not my dear readers... Can you introduce yourself briefly?

Salut à toi et salut aux lecteurs! Je m'appelle Alexia et même si j'ai un peu gardé mon âme d'enfant, j'ai déjà 25 ans et demi. Je suis née en Lorraine et maintenant je vis au bord de la mer  à cause/grâce (selon les jours) à mon travail. J'aime plein de trucs, en vrac : dessiner, faire des photos et de la boxe, écrire des programmes qui tournent et découvrir des choses… et souvent j'ai pas le temps de faire tout ça. Il y a pas mal de trucs que j'aime pas aussi mais c'est pas agréables à lire ce genre de liste, et encore moins à écrire.

Quelles sont les langues que tu parles? Et d'ailleurs, quand considères-tu que tu parles une langue?

Which language do you speak? And when do you consider that you "speak" a language?
Si tu ne m'avais posé que le début de la question je t'aurais dit le français parce que c'est ma langue maternelle, l'anglais car c'est le passe vers plein de contenus dans mon travail et pour les divertissements et l'italien parce que j'en ai envie ! Après la deuxième partie mérite réflexion et pleins de réponses me viennent en tête :
tu parles une langue quand :
- tu es capable d'engueuler quelqu'un dans cette langue
- tu es capable de répondre au téléphone dans cette langue (même laborieusement)
- tu comprends les mêmes internet dans cette langue
- tu en distingues les accents
(- tu es capable d'utiliser un autre système de temps que le présent, là c'est que tu parles très bien)
Bon, même après ces définitions, je ne parle toujours que le français, l'anglais et l'italien. Cela dit, je comprends l'espagnol et vaguement l'allemand. Mais comme je suis incapable de construire une phrase et que mon vocabulaire à choisi de bouder au fond à droite de mon inconscient, je ne peux pas dire que je parle ces langues.

Quelles sont les langues auxquelles tu t'es déjà intéressé, même si tu ne les maîtrise pas totalement?

Which language have you already been interested in, even if you aren't fluent in it?
J'en ai dit une phrase plus haut : l'allemand et l'espagnol que j'ai étudié au collège/lycée/prépa/fac… ce qui fait entre 9 et 6 ans et je ne les maîtrise pas. Il y a aussi le russe, dont j'ai commencé trois fois l’apprentissage et que j'ai toujours fini par négligé (c'est mal, je sais). Du coup, maintenant je déchiffre l'écrit et je sais qu'il existe pleins de mot “transparents” et ça reste une langue que j'apprendrai un jour.

Quelle est ta langue de "coeur"? (d'ailleurs, si tu as des langues de tête et des poumons, je prends aussi!).

What is the language that makes your heart beat (or your head, lungs, whatever you want!)
L'italien est ma langue de cœur ! C'est simple, j'ai passé 9 mois à Rome il y a 3 ans, je pense, raisonne et jure encore en italien. Ces derniers mois, j'ai plus lu dans la langue de Dante que dans celle de Molière.
Par contre, étant donné que j'utilise et lis beaucoup d'anglais au travail, c'est cette langue-là ma langue de tête.
En revanche, comme je vis en France, j'utilise le français comme je respire et donc c'est ma langue de poumons.
J'aurais bien trouvé des langue de muscles ou de peau aussi mais les seuls moments où j'utilise en autre langue c'est pour répondre dans un piètre allemand aux (tout aussi piètres) plaisanteries des gens de l'Ouest sur mes origines lorraines et le tracé de la frontière franco-allemande, alors à part la qualifier de langue d'appendice, je trouve pas vraiment comment filer la métaphore plus longtemps.

Comment as-tu appris? Est-ce que tu étudies dans un cadre officiel, en auto-didacte... un peu de tout ça?

How did you learn this language? Did you went to university, did you learn on your own, both of it?
J'ai appris l'anglais en cours. Mais je ne l'ai parlé/écrit que quand il m'a fallu l'utiliser dans ma vie de tous les jours. L'italien, en revanche c'était vraiment une démarche personnelle : je sortais de deux ans de prépa où je n'avais ingurgité des connaissances que pour passer les concours, j'avais envie d'apprendre un truc pour moi. J'ai acheté une méthode avec des CD, regardé des films et lu des articles. C'est comme ça que j'ai commencé à baragouiner.
Et puis j'ai eu la chance que la fac de géologie dont je voulais assister aux cours aie été à Rome (et ça, c'était un hasard) et donc je suis partie sur place, j'ai assisté aux cours en italien et j'ai un groupe d'amis italiens avec qui je communique encore. Ça aide beaucoup, maintenant je me considère comme bilingue!
En passant, j'ai trouvé fascinant d'apprendre une langue (en grande partie) par mimétisme, comme on a appris sa langue maternelle, tout en en ayant conscience. Je me dis que c'est une chance inouïe!

Est-ce que tu as des astuces pour les autres "apprenants" qui liraient ce blog? 

Have you any advice for language learners reading this blog?
C'est très bateau, mais je conseillerais de faire entrer ces langues dans sa propre vie.

Est-ce que tu utilises les langues que tu parles ou étudies régulièrement? Si oui, dans quel cadre? Si non, qu'est ce que cela implique pour ton apprentissage? 

Do use regularly the languages you speak or study? If yes, when? If not, what doest it implies for your learning?
Je les utilise quasiment au quotidien : le travail, les amis, les réseaux sociaux (un moyen génial pour ça). Sinon, je pense que je les oublierai!
D'ailleurs, toutes les langues pour lesquelles il en a été autrement, je les ai oubliées.

Quelles sont pour toi les principales difficultés de l'apprentissage de langues étrangères? 

What is the most difficult thing when learning foreign languages?
Je ne peux donner qu'une réponse très personnelle à ça, mais je sais que si je n'arrive pas à m'intéresser à la culture et à l'histoire des gens (ou une partie) qui parlent une langue, et quand je dis m'intéresser, cela signifie “aller volontairement chercher le plus d'information possible concernant” (je peux être assez monomaniaque), alors la langue ne rentrera pas. Et parfois, le temps manque aussi pour faire cette démarche.

Finalement, qu'est-ce que toutes ses langues t'apportent? 

What does theses languages add to your life?
Un horizon plus large.

jeudi 5 novembre 2015

Découverte de la box le "Haut de la pile"

Auguste lecteur,

J'ai découvert un concept trop cool récemment, celui des box livres... où tu reçois une petite surprise en fonction de tes goûts, amoureusement choisi par un libraire (enfin, c'est ce que disent les pubs ;)... Je me suis dit que j'allais tester. Mon choix c'est porté sur deux d'entre elles, le haut de la pile et livre-mois.
Je précise pour ceux qui ne connaîtrait pas la politique du blog : c'est un achat personnel, pas un partenariat/truc sponsorisé.



J'ai donc reçu ma box le haut de la pile aujourd'hui, je vais donc vous en parler!

Pourquoi ai-je choisi cette boîte?


J'ai a-do-ré avoir la possibilité de choisir mon libraire, c'est tout bête, mais si les librairies physiques près de chez moi avaient un site avec le profil littéraire de leurs libraires, peut-être que je découvrirais que quelqu'un de l'équipe serait content de me conseiller un bouquin de SFFF sans trouver ça trop mauvais pour lui.. ça crée un lien de confiance, on sait qui va s'occuper de notre demande, quels sont ses goûts et sa manière de voir le métier.

Du coup, j'ai choisi Romain de la librairie Ars Una comme Père Noël....

Quel temps de livraison et quel emballage? 

J'ai passé ma commande le 27/10 dans la soirée! J'ai reçu le 5/11 ma surprise, dans une enveloppe en carton, niquel.

Qu'est-ce qu'il y a dans cette box?

vous excuserez la qualité moisie, mais je ne rencontre pas beaucoup le soleil ces derniers temps ;)
Un petit mot de la part du libraire
Un petit mot de la part des fondateurs de l'entreprise
Deux sachets de thé noir bio
Un marshmallow au chocolat (qui ne va pas faire long feu)
Deux marque-pages...
Et un livre fort bien choisi par Romain, puisqu'il s'agit de la Horde du Contrevent que j'ai littéralement a-do-ré... tellement que je n'ai pas trouvé comment en parler sur ce blog...


En effet, j'avais fourni le lien du blog à la commande, et Romain a confirmé avoir parcouru les pages pour trouver des infos et éviter les doublons.  J'ai apparemment la possibilité de faire un échange pour un autre livre...
Mais je n'ai pas trouvé comment sur le site, et j'hésite encore un peu, parce que j'ai emprunté la horde à la bibliothèque et ça ne me déplaît pas d'avoir mon propre exemplaire à prêter aux amis et à feuilleter à l'envie. D'un autre côté, j'aurais quand même aimer pouvoir tester l'aspect découverte. Je vous tiens au courant ;)

Prix

Le livre : 9,50€
Prestation de conseil et préparation : 4,50
= 14€

Alors, certes, quand on va dans une librairie, le conseil est gratuit, mais il y a la papeterie et les petites gourmandises et les frais de port, donc ça me parait juste. 

Bilan

Une très bonne expérience, je pense réitérer quand je serais en panne d'idée de lecture, et que j'aurais envie d'être surprise. On sent qu'il y a un vrai effort de recherche (le petit mot de Romain prend vraiment en compte ce que j'ai raconté pour passer commande, et ce que j'ai pu raconter ici), une vraie recherche de proximité et d'échange... 
Franchement, j'adorerais que des librairies de ma région y participent pour pouvoir les redécouvrir.(dans ma blogroll vous trouverez néanmoins le site de la momie, librairie BD messine au top!).

Je conseille sans aucune réserve!

Excepté pour les personnes résidents hors France métropolitaine, puisque l'envoi n'est pas possible... D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi, compte-tenu de la possibilité d'envoyer des livres à frais très réduit avec le tarif spécial livres et brochures de la poste... mais l'entreprise est toute neuve, qui sait ce que nous réserve son développement.

mardi 3 novembre 2015

Mardi, c'est poésie ! #11 Je vais me détourner - Jacques Roubaud

Je vais me détourner


Je vais me détourner et inscrire les mots de l'adresse les mots de l'adresse qui sont l'unique manière de constituer encore une identité qui soit tienne sans cloisons

Tes photographies reproduites les phrases reproduites de ton Journal avec sa ponctuation particulière : un.

Tes lambeaux de cadavre se défaisant se délitant à l'anéantissement sobrement et rigidement fleurir d'aucune façon imaginable sinon par la désuétude de la résurrection de certains mots bibliques n'appartenant pas à ma tradition : deux.

Le rectangle de la pièce tapissée de papiers bruns japonais et son agencement d'objets le tien à peu près intact depuis presque trente mois où je reçois la lumière plein les mains : trois.

Ce sont trois fois toi trois des irréductiblement séparés déplacés réels de toi perdus en une diaspora qu'unit seule ce pronom : toi.

Incapable je suis désormais de ralentir autrement qu'en le prononçant les dérives divergentes des syllabes de ton nom qui

Quand il n'était pas pour moi cette désignation rigide qui se répétait dans un monde possible par la seule vertu d'une

Parole autour d'un corps vivant

Alix Cleo Roubaud.


Jacques Roubaud in Quelque chose noir, recueil consacré au deuil après la mort de son épouse.