vendredi 25 septembre 2015

Ulan Bator - Richard Tabbi - éditions du Riez

Illustration de couverture : Philippe JOZELON

Résumé 

« Solo Aggrigente est persuadé d’écrire des polars tout ce qu’il y a de classique, alors qu’obsédé par la tétralogie d’Alien il écrit en réalité des romans de SF. Il est marié avec Asako, artiste plasticienne de renommée internationale qui lui annonce qu’elle part en tournée mondiale à l’instar d’une rock star, lui laissant leur fils de 18 mois sur les bras. Ses ennuis commencent le jour où le chanteur des Kyoto Motel se fait décapiter, événement qu’il avait prédit dans l’un de ses romans. Peu après, deux faux flics mongols font irruption chez lui. Commence alors une course folle alcoolisée sur fond de chamanisme, de soviétisme, et d’invasion extraterrestre. La réponse à ses déboires se trouve – peut-être – à Ulan Bator. »

Mon avis

Comment décrire ce roman? Aucune idée, il est complètement cinglé, ça part dans tout les sens, c'est chaotique, haletant,  chaque révélation apporte plus de questions et de loufoqueries.

Le personnage est à la fois touchant (une magnifique relation père-fils qui se dessine, la galère de l'auteur en manque d'inspiration, sa femme greffée à un agent relou) et insupportable (alcoolique invétéré, souvent désobligeant envers les femmes, et pas très fiable), j'ai adoré suivre ses péripéties sans jamais savoir si l'alcool a des pouvoirs magiques à partir d'un certain pourcentage de sang dans l'alcool ou si la réalité était vraiment très science-fictionnelle sur cet itinéraire! 
Et puis, j'ai trouvé la présence d'un bébé dans cet univers complètement décalée et finalement tout à fait appropriée. Les bébés sont parfois mignons, mais souvent contraignants (eh ouais, ne pas oublier les couches malgré les courses-poursuites, c'est une base!)(et mon dieu, je veux la liste des parfums de petits pots bobos chics bio commerce équitables mais en fait pas du tout), et c'est finalement Tom le seul point d'ancrage dans la réalité de ce récit. Ce qui le rend d'autant plus drôle.


L'intrigue étant complètement insensée, je n'ai pas cherché à comprendre, et je me suis laissée baladée jusqu'à Ulan Bator! Je me suis éclatée à suivre les péripéties de Solo et Tom dans leur quête de la bouteille et de la vérité.

Ce qui fait le charme de ce livre, ce sont les références à la culture SF, à la musique, au monde artistique, mais surtout cet aspect complètement incontrôlable. C'est dense, tout en étant fluide à lire, drôle, sans être lourd... bref, j'ai adoré!

Enfin... jusqu'à l'avant dernier chapitre. La fin m'a totalement déçue, en un tout petit chapitre, on casse tout ce qu'on a merveilleusement bien (dé)construit, pour un dénouement complètement bateau et tellement facile : je n'aurais jamais pensé trouver cela dans un roman si audacieux et original.

Mais si j'en crois Louve et Walkyrie, elles ont été enchantées par le roman et par la fin.

En conséquence, je vous conseille fortement la lecture d'Ulan Bator, pour profiter d'un voyage complètement barré et truculent en compagnie de Solo Aggrigente, et pour vous faire une idée sur l'ultime chapitre. (Et aussi parce que 99% du roman m'a énormément plu finalement, il me suffit d'oublier les dernières pages).

 

jeudi 24 septembre 2015

Café des langues #3 - Calypso, France


Salut, nous deux, on se connait, mais mes lecteurs ne te connaissent pas encore...Est-ce que tu peux te présenter rapidement?

Je m'appelle Pauline, j'ai bientôt 26 ans, je suis une Lorraine itinérante.

Quelles sont les langues que tu parles? Et d'ailleurs, quand considères-tu que tu parles une langue?



Officiellement je parle anglais et allemand, néanmoins je trouve désormais mon niveau d'allemand trop faible pour qu'il rentre encore dans la catégorie langue parlée... (quoi que cela dépend beaucoup du nombre de tequila que j'ai pu boire).

Quelles sont les langues auxquelles tu t'es déjà intéressé, même si tu ne les maîtrise pas totalement?



J'ai commencé le norvégien bokmål, il y a quelques années, j'avais atteint un niveau qui commençait à être intéressant puisque je pouvais traduire des chansons et des articles de presse mais le manque de pratique m'a fait perdre le plus gros de mes connaissances, et je n'ai toujours pas réussi à m'y remettre sérieusement....

Quelle est ta langue de "coeur"? (d'ailleurs, si tu as des langues de tête et des poumons, je prends aussi!).



Ma langue de coeur, qui fut longtemps ma langue de tête, est l'allemand. J'ai tout de suite été séduite lors de la présentation en CM2. Mais cela fait maintenant trois ans que je ne pratique plus cette langue régulièrement, les mots me viennent désormais plus facilement en anglais, ce qui en fait ma langue de tête. De plus c'est la langue que j'utilise le plus que ça soit à l'oral, à l'écrit, mais aussi via les films et les livres.

Comment as-tu appris? Est-ce que tu étudies dans un cadre officiel, en autodidacte... un peu de tout ça? 

J'ai commencé l'apprentissage de l'anglais et de l'allemand au collège comme la majorité  des gens. Mon niveau d'allemand a fini par être correct grâce à des cours particuliers puis mon entrée à l'ISFATES ( Institut Supérieur Franco-Allemand de Techniques d´Economie et de Sciences ) où je fus beaucoup immergé dans la langue. J'ai appris le norvégien en autodidacte lors  de ma deuxième deuxième année de licence où j'avais énormément de temps libre. J'ai employé la méthode Assimil, à raison d'une moyenne de deux heures par jour.

Est-ce que tu as des astuces pour les autres "apprenants" qui liraient ce blog? 

Se lancer dès que possible dans les films VO, la lecture dans la langue etc. La pratique il n'y a rien de tel ^^


Est-ce que tu utilises les langues que tu parles ou étudies régulièrement?


J'utilise surtout l'anglais de manière professionnelle mais aussi personnelle, vu que j'ai plusieurs amis strictement anglophones. J'utilise ponctuellement l'allemand à l'écrit pour mon travail, mais je ne crois pas que je puisse encore tenir une conversation orale.

Quelles sont pour toi les principales difficultés de l'apprentissage de langues étrangères?


Pour moi, le principal problème est la vitesse à laquelle on perd on une langue qu'on ne pratique plus régulièrement.

Finalement, qu'est-ce que toutes ses langues t'apportent? 


Bien sûr la capacité de communiquer avec des gens du monde  que ça soit d'un point de vue professionnel ou personnel. Mais aussi un enrichissement culturel et intellectuel, ça fait bouger les neurones et ça, ça ne fait jamais de mal!


Vous apprenez des langues? Vous avez envie de participer à cette rubrique? Envoyez-moi un e-mail avec vos réponses à cette adresse letrange.epicerie(@)gmail.com ! Je me ferais un plaisir de publier votre interview!

mercredi 23 septembre 2015

{rentrée littéraire} A Montparnasse - Lena Ellka - Editions lunatique

Résumé

À Montparnasse

Gare Montparnasse. Renan descend du Brest-Paris pour faire le tour du monde. Il ne sait pas encore qu’il va rester une semaine sans sortir de cette gare. Au fil des annonces SNCF, des solitudes se croisent ou se ratent dans le brouhaha du grand hall. La vendeuse de cannelés révise ses cours de droit, le kiosquier rêve d’une autre vie, un SDF fait des hypothèses, un enfant veut voir la mer, et le chef de gare guette les mélodies d’un piano. Renan regarde, écoute et photographie avant son grand départ, qui ne sera pas forcément celui qu’il croit.

Nombre de pages : 184
Présentation : broché
Parution : 4 juillet 2015
ISBN : 979-10-90424-60-9
Prix : 18 €
http://lenaellka.hautetfort.com/

Mon avis

Un très court roman qui mérite sa place dans les livres qui font du bien tout en étant intelligent... L'histoire d'un voyageur tour de mondiste qui décide malgré lui de faire le tour de la gare m'a immédiatement attirée. Je ne connaissais ni l'auteur ni les éditions, aussi n'avais-je pas d'attente particulière quant à ce livre et ce fût ma foi une lecture agréable.

Le personnage de Renan est touchant dans sa naïveté et sa relation aux gens, les personnages que l'on croise ont tous quelque chose de profondément humain. Au cœur de ce roman, la rencontre : celle que l'on manque, celle des autres, celle de soi-même. Et en lisant ce roman, je me suis sentie ramenée à ce que j'aime dans le voyage et aussi dans mon métier, rencontrer des personnalités, confronter des mondes totalement différents, et s'en enrichir. 

Il y a tout de même deux bémols : j'ai trouvé que les chapitres ne s'imbriquaient pas toujours très bien, certaines choses sont amenées un peu artificiellement, mais surtout, j'ai trouvé que certains éléments étaient vraiment très très irréalistes, et même si la lecture se veut légère, j'aurais aimé un dénouement plus crédible.

Que cela ne vous détourne pas de ce roman, c'est une bulle d'air au milieu de tous les sujets graves et déprimants de la rentrée littéraire!

lundi 21 septembre 2015

Comment trouver la réponse à toutes vos questions?

Comment trouver la réponse à toutes vos questions?

Il ne s'agit pas de contacte Madame Irma ou ses collègues astrologues... Non, non, il s'agit d'utiliser à bon escient les services proposés par certaines bibliothèques.

En effet, il existe des services de questions/réponses, où des bibliothécaires se chargent d'apporter des réponses à toutes vos questions

Gratuitement
en 72 heures ouvrées...


... à quelques conditions :

- qu'il ne s'agisse pas de questions professionnelles si vous êtes bibliothécaire (il y a le service questions?réponses! de l'ENSSIB)
- le bibliothécaire ne fait pas vos travaux scolaires ou universitaires, pas plus qu'il ne fait de consultation médicale ou juridique. Il vous apporte juste des éléments de réponse ou vous êtes à trouver l'information.


Le Guichet du Savoir 

N'est-elle pas mignonne cette grenouille?
J'utilise personnellement les services du Guichet du Savoir, proposé par la bibliothèque municipale de Lyon... J'ai par exemple fait une demande sur des titres de romans traitant de la question de l'internement des japonais aux USA en 1944 ou des travaux récents sur le comportement présumé dinosaures. Mais vous pouvez demander toutes sortes de choses, et obtenir la réponse en 72 heures ouvrées! Je vous le conseille notamment si vous ne retrouvez plus le titre d'un ouvrage lu il y a longtemps, les bibliothécaires sont très doués pour les retrouver!

Voici quelques exemples de questions (cliquez sur le titre pour lire la réponse):


Si je retourne dans le passé et que je me tue, je meurs dans le présent mais alors personne ne pourra me tuer dans le passé, donc serais-je en vie dans le présent ?

Bonjour, je recherche la traduction du mot TEMPS en elfique. Je souhaiterais l'avoir en sindarin et en tengwar, ou dans une autre langue elfique si elle n'existe pas dans ces deux premières.Mon objectif est de le trouver d'une part en alphabet latin et d'autre part en écriture elfique.Je vous remercie.

Bonjour,En fouillant aussi bien dans quelques livres d'histoire que sur Internet, je n'arrive pas à dater la période à laquelle la fleur de lys devient un symbole royal, pour les rois français bien sûr. Avez-vous quelques éléments de réponse ?En vous remerciant d'avance,Geoffrey


Il y a également des astuces très intéressantes pour apprendre à chercher, trouver des photos libres de droits, mieux connaître le droit d'auteur... bref c'est un service que j'adore!

Eurêkoi


Un service similaire existe à la Bibliothèque Publique d'Information, il s'appelle Eurêkoi, anciennement Bibliosésame.  Ce service fonctionne également en partenariat avec des bibliothèques wallones.

Je n'utilise pas ce service (pas la peine de poser deux fois la question à deux endroits différents puisqu'on a toujours une réponse et je trouve le site du guichet plus pratique), mais il fait également ces preuves.

Voici quelques questions :

je recherche le nom d’un style de mots croisés qui formerait avec ses mots une forme d’étoile ?
je ne trouve absolument rien sur le peintre antoine bouzonnet-stella, peintre actif au xviie siècle
à combien d'euros correspondaient 1000 francs de 1933?




Est-ce que ce genre de service vous intéresse? Vous les connaissiez déjà? Pensez-vous les utiliser? Dites-moi tout dans les commentaires.

Google peut vous donner 100 000 réponses, un bibliothécaire peut vous trouver la bonne. Neil Gaiman


dimanche 20 septembre 2015

Ma mémoire assassine - Young-Ha Kim

Résumé

Un ex-tueur en série décide de reprendre du service. Seul problème : il a soixante-douze ans et vient d'apprendre qu'il est atteint de la maladie d'Alzheimer.

Sous ses dehors de vieillard inoffensif s'adonnant à ses heures perdues à la poésie et la philosophie, se cache un redoutable meurtrier qui a assassiné sans remords des dizaines de personnes. Aujourd'hui il repart en chasse alors que rôde autour de sa maison un homme qui menace de s'en prendre à sa fille adoptive bien-aimée.

S'engage alors une course contre la montre : tuer avant d oublier qui il est, avant que la maladie n'ait raison de lui, qu'il ne devienne prisonnier d'un temps sans passé ni futur.

Un étrange roman d'humour noir dont l'héroïne n est autre que la mémoire qui se dérobe et brouille les pistes. Et un suspense au dénouement stupéfiant, car derrière une histoire peut s'en cacher une autre dont le lecteur découvre qu'il n'a jamais eu les clés, précisément parce que le narrateur les avait oubliées.

Mon avis

Cette lecture est en demi-teinte. Si je ne peux que saluer la plume de l'auteur, l'enquête de départ est ma foi bien plate pour réellement avoir un intérêt au-delà de l'écriture.

En effet, l'auteur parvient avec énormément de talent à nous donner l'impression de perdre la mémoire, d'être égaré dans l'espace-temps, en même temps que son personnage principal. En cela, le texte est une énorme réussite. Comment garder un but, comment se souvenir de ses objectifs quand on est destiné à oublier jusqu'à son nom? C'est un magnifique combat entre le personnage et lui-même, entre la réalité, la mémoire du futur et les souvenirs flous. Et un travail d'écriture impressionnant pour parvenir à retranscrire les différentes étapes de la dégénérescence de la mémoire.  Pour cela, cela vaut le coup de le lire.

En ce qui concerne l'aspect roman policier, je ne suis peut-être pas la mieux placer pour en parler puisque c'est un genre que je n'apprécie pas particulièrement, c'est ma foi très classique. Malgré les flash-backs, malgré tout le travail stylistique, je n'ai pas pu m'empêcher de trouver l'enquête inintéressante. J'ai eu envie de connaître le destin du personnage, mais finalement, tout ce qui tourne au tour du serial killer, de la police, enlevez la perte de mémoire, et il n'y a plus rien d'original.

Pas une lecture à éviter, mais pas non plus quelque chose qui marquera ma mémoire. En revanche, je lirais avec plaisir d'autres romans de l'auteur, Fleur noire ou Quiz Show qui me paraissent par exemple très intéressants!

jeudi 17 septembre 2015

Café des langues #2 - Klarita - Albanie



Salut, nous deux, on se connait, mais mes lecteurs ne te connaissent pas encore...Est-ce que tu peux te présenter rapidement?

Hi, both of us already know each other, but not my dear readers... Can you introduce yourself briefly?

I am Klarita, from Albania, 24 years old but very soon will become 25. I live in Germany since 2012 but I am still very connected to my country.   I like travelling and spending time with friends. 


Je m'appelle Klarita, je viens d'Albanie, j'ai 24 ans, bientôt 25. J'habite en Allemagne depuis 2012, mais je reste très liée à mon pays. J'aime voyager et passer du temps avec mes amis.

Quelles sont les langues que tu parles? Et d'ailleurs, quand considères-tu que tu parles une langue?

Which language do you speak? And when do you consider that you "speak" a language?
I speak Albanian, English, German, Spanish, Italian and a little bit French. 
I consider speaking a language when I am able to have a conversation about at least half an hour and it works about 80%. I think I am able to speak a language also if I can reproduce what I hear and read without thinking a lot about what to say next.

Je parle albanais, anglais, allemand, espagnol, italien et un peu français. 
Je considère que je parle une langue, quand je suis capable de tenir une conversation d'au moins 30 minutes et qu'elle fonctionne à 80%. Je pense que je suis capable de parler une langue si je peux reproduire tout ce que j'entends et lis sans devoir penser longtemps à ce que je dois dire après.

Quelles sont les langues auxquelles tu t'es déjà intéressée, même si tu ne les maîtrise pas totalement?

Which language have you already been interested in, even if you aren't fluent in it?
- I like French and Turkish, and I don’t speak them fluently. So, I think this is why I like them more. :D 

J'aime le français et le turc, que je ne parle pas couramment... Mais je pense que c'est pour ça que je les apprécie d'autant plus!

Quelle est ta langue de "coeur"? (d'ailleurs, si tu as des langues de tête et des poumons, je prends aussi!).

What is the language that makes your heart beat (or your head, lungs, whatever you want!)
- Spanish of course! And Talking to Spanish people. But also Italian has this effect sometimes ;) 
Recently I discovered that I miss French too. So, I really like these 3 languages. 

L'espagnol bien sûr! et parler avec des Espagnols. Mais l'italien me fait aussi cet effet parfois. Et je me suis rendue compte récemment que le français me manque... Donc j'aime vraiment ces trois langues!

Comment as-tu appris? Est-ce que tu étudies dans un cadre officiel, en autodidacte... un peu de tout ça? 

How did you learn this language? Did you went to university, did you learn on your own, both of it?
- Most of the languages I have learnt has been through the television and talking to the people.  
J'ai appris la plupart de ces langues en écoutant la télévision et en discutant avec les gens.

Est-ce que tu as des astuces pour les autres "apprenants" qui liraient ce blog? 

Have you any advice for language learners reading this blog?
- Just start looking some soap-operas in the language that you want to learn. With subtitles even better. You will see how it helps. Well of course, read some grammatical and conversational things too. They make you produce your own sentences. 

Commence simplement par regarder des séries dans la langue que tu veux apprendre. Avec des sous-titres c'est encore mieux. Tu verras comme ça aide. Et évidemment, il faut lire des choses sur la grammaire et l'expression, c'est ce qui permet de faire ses propres phrases.

Est-ce que tu utilises les langues que tu parles ou étudies régulièrement? Si oui, dans quel cadre? Si non, qu'est ce que cela implique pour ton apprentissage? 

Do use regularly the languages you speak or study? If yes, when? If not, what doest it implies for your learning?
-I use them in the mass media communication (Fb, Whatsapp etc.) but also with the people that I meet every day. Before I used to change languages also with my sister, just for fun. 
In my studies I have used most of all English and German, but in one thesis I also used a lot of Spanish literature too.

Je les utilise pour communiquer sur les réseaux sociaux mais aussi avec les gens que je rencontre tous les jours. Avant, j'avais l'habitude d'utiliser différentes langues avec ma sœur pour le fun. Pendant mes études, j'ai utilisé essentiellement l'anglais et l'allemand, mais j'ai également utilisé beaucoup de sources espagnoles pour l'un de mes mémoires.

Quelles sont pour toi les principales difficultés de l'apprentissage de langues étrangères? 


What is the most difficult thing when learning foreign languages?
The most difficult thing is the vocabulary. If you learn some random words without any context that can remain in your memory it is difficult to have them for a long time in your head. So, if you learn by reading, the text must be highly interesting. If you learn by listening, the words must be slowly and clearly spoken. If you learn by having a conversation you have to be patient and pay a lot of attention and follow the other person. All that is difficult. And it gets more if you are not motivated, or if other people keep reminding you how difficult it is. Well hell no. It is not! You just need to practice a little bit!

La chose la plus difficile est le vocabulaire. Si on apprend des mots au hasard sans aucun contexte qui peut rester en mémoire, c'est plus compliquer de les retenir longtemps. Si on apprend en lisant, il faut vraiment que le texte soit très intéressant. Si on apprend en écoutant, il faut que les mots soient dits lentement et clairement. Si on apprend en parlant, il faut être patient et beaucoup se concentrer pour suivre l'autre personne. Et tout ça est difficile. ça l'est d'autant plus si on n'est pas motivé ou que les gens nous découragent en répétant sans cesse à quel point c'est difficile. Bordel, non, non ce n'est pas si difficile. Il faut juste s'entraîner un peu !


Finalement, qu'est-ce que toutes ses langues t'apportent? 

What does theses languages add to your life?
Many friends and many opportunities for the future. But also a bigger repertoire to understand other cultures, other jokes and other news of those countries. 
Beaucoup d'amis et d'opportunités pour le futur! Mais aussi un plus grand éventail pour comprendre les autres cultures, les blagues et les nouvelles de ces pays!

Vous apprenez des langues? Vous avez envie de participer à cette rubrique? Envoyez-moi un e-mail avec vos réponses à cette adresse letrange.epicerie(@)gmail.com ! Je me ferais un plaisir de publier votre interview!

mardi 15 septembre 2015

Mardi, c'est poésie #8 - Mon pays - Sheena Baharudin

Mon pays

Je vois du vert,
du béton,
partout strié de mouvements,
et je me demande si ce pays est vraiment le mien.

Mon âme s'y trouve-t-elle?
Lui vouerai-je ma vie?
Retrouverai-je mes ancêtres
demeurant en ces mêmes lieux étranges?

Ou bien se sont-ils enfuis ailleurs pour
ne plus jamais s'entendre parler de race?
ne plus jamais creuser les entrailles sanglantes de notre Mère?
ne plus jamais avaler de faux mythes fondateurs?

ne plus jamais encore

Peut-être un jour les retrouverai-je ici
Peut-être un jour reconnaîtrai-je mon pays
Peut-être un jour...
J'en aurai la chair de poule
Chaque souffle de vent chaud
m'appellera à rester.

(traduit de l'anglais par Jérôme Bouchaud).
http://sheenabaharudin.tumblr.com/


dimanche 13 septembre 2015

Challenge Morwenna : Silverberg, McCaffrey

Quelques petites nouvelles du challenge Morwenna qui s'est officiellement achevé, mais que j'ai pour ma part continué.

Voici les titres lus :

L'oreille interne de Robert Silverberg

David Selig, Juif new-yorkais d'une quarantaine d'années, se considère comme un raté. Il est pourtant télépathe et pourrait profiter de ce don pour faire fortune, conquérir - et garder ! - les plus belles femmes... Mais non, rien à faire, il estime être un monstre tout juste bon à faire le nègre sur des devoirs d'étudiants, incapable de réussir sa vie. La dernière preuve en date : ce talent qu'il déteste tant, mais qui est finalement son seul lien avec le reste de l'humanité, est en train de le quitter ! Apeuré à l'idée de se retrouver seul avec lui même, Selig nous conte sa misérable existence. Grand roman psychologique, plein d'humour et de mélancolie, L'oreille interne est peut-être le plus beau livre de Robert Silverberg et à coup sûr un chef-d'œuvre de la science-fiction.

Mon avis rapide :

Ce roman a été une lecture agréable et poétique. C'est une expérience de science-fiction finalement très légère,  à partir du moment où l'on accepte le don télépathique du personnage, il n'y a rien de plus qui sorte du "réel". C'est avant tout l'histoire d'un homme qui cherche son identité, qu'il a construite par opposition à sa famille et par identification à son don. Quand celui-ci disparaît, que reste-t-il de l'homme qu'il était, et que devra-t-il faire de celui qu'il devient? C'est un roman très psychologique, que j'ai lu d'une traite, mais qui avec un mois de recul me laisse peu de souvenirs et d'impressions. J'ai aimé la lecture, mais pas mémorable, même si ce roman est incontestablement différent des romans du genre.


L'aube des dragons de Anne McCaffrey

Résumé
L'amiral Benden a mis le vaisseau en orbite autour de la planète Pern. Et les futurs colons s'éveillent par milliers. Sorka était toute petite quand elle est montée dans l'astronef ; après quinze ans d'animation suspendue, elle n'a guère grandi. Les gens veulent mener une vie pastorale ; ce monde-là ne sera pas pollué. Très vite, ils se passeront de gouvernement ; chacun sera son propre maître, et tous vivront en harmonie. Mais on ne peut pas tout prévoir. Il y a des colons qui ne sont pas clairs. D'autres qui poussent la pureté si loin qu'ils ne songent qu'à se perdre dans la lande. Sean, le jeune Gitan, n'a pas oublié ses chevaux. Sorka ne sait pas encore qu'elle partagera ses rêves ; les premiers explorateurs n'ont pas senti les séismes, ils n'ont pas vu les nuages noirs. Mais quand Sorka et Sean assistent à l'éclosion des dragonets, Pern leur offre un charmant remède au malheur qui plane.

Mon avis rapide :

Une bonne surprise, je me suis demandée ce que venait faire une histoire de dragon au milieu d'une histoire de colonisation spatiale, et en fait j'ai carrément adoré le concept. Je crois que c'est ce qu'on appelle de la science fantasy... Je vais essayer de me renseigner un peu plus et de continuer la ballade de Pern dans tous les cas!

jeudi 10 septembre 2015

Café des langues #1 : Kamilla - Hong Kong


Salut, nous deux, on se connait, mais mes lecteurs ne te connaissent pas encore...Est-ce que tu peux te présenter rapidement?

Hi, both of us already know each other, but not my dear readers...  Can you introduce yourself briefly?


Hey, my name is Kamilla, I'm from Hong Kong, I love reading, traveling, partying and meeting new people. and I speak Chinese ( dialectal, Cantonese and Mandarin ), English, and a little bit German.

Salut, je m'appelle Kamilla et je suis de Hong Kong. J'aime lire, voyager, faire la fête et rencontrer de nouvelles personnes! Je parle chinois (dialectal, cantonais et mandarin), anglais et un peu allemand.

Quelles sont les langues que tu parles? Et d'ailleurs , quand considères-tu que tu parles  une langue? 

Which language do you speak?  And when do you consider that you "speak" a language? 

 Well, I speak a couple of Languages, my mother language  is the dialectal chinese of Shenzhen (Weitou dialect and I understand also Hakka dialect), my first language is Cantonese Chinese, and I speak English as well so often, for me I don't like my language because of the sound, but I do love English, it sounds very nice and gentel. 

Je parle plusieurs langues, ma langue maternelle, c'est le Weitou, un dialecte de Shenzhen (note de l'épicière : c'est en Chine continentale). Je comprends aussi le Hakka. Ma LV1 c'est le cantonais.  Je parle également anglais très souvent. Je n'aime pas le son de ma langue maternelle, mais j'aime vraiment l'anglais ça sonne bien et c'est doux!


Quelles sont les langues auxquelles tu t'es déjà intéressé, même si tu ne les maîtrise pas totalement?

Which language have you already  been  interested in, even if you aren't fluent in it?
Well, I had learnt German before for few classes but I gave up for some personal reason, but this time I would like to learn some French, I think it sounds so romantic and I have some French friends so I wish I could speak French with them some day. :)

J'avais appris l'allemand pendant quelques cours mais j'ai du arrêté pour raison personnelle. J'aimerais vraiment apprendre un peu le français, je trouve que ça sonne très romantique, et j'ai des amis français, alors j'aimerais pouvoir parler français avec eux un jour!

Quelle est ta langue de "coeur"? (d'ailleurs, si tu as des langues de tête et des poumons, je prends aussi!).

What is the language that makes your heart beat (or your  head, lungs, whatever you want!)
I like English, French, and Spanish, and I love the accents as well I can guess where are them come from by the accents, some people have really sexy accent lol

J'aime l'anglais, le français, et l'espagnol. Et j'aime beaucoup les accents aussi! Je peux deviner d'où viennent les gens en fonction de leur accent, certains ont vraiment un accent sexy!

Comment as-tu appris? Est-ce que tu étudies dans un cadre officiel, en auto-didacte... un peu de tout ça?

How did you learn this language?  Did you went to university, did you learn on your own, both of it?
I learnt Mandarin and English in school , it was my top no 1 major, and I learnt some by my own also so yeah both of it :) Cantonese is spoken everywhere in Honk Kong.

J'ai appris le mandarin et l'anglais à l'école, c'étaient mes matières principales, et j'ai également appris par moi même. Le cantonais est parlé partout à Hong Kong! [Kamilla indique qu'elle a simplement appris en le pratiquant, sans passer par un apprentissage formel].


Est-ce que tu as des astuces pour les autres "apprenants" qui liraient ce blog? 

Have you any advice for language learners reading this blog?
Yeah,i think this is a good idea, and quite interesting for learning different languages, in the same time you would be able to meet more people that from different part of the world, it would be a nice experience of life .

Oui, je pense que c'est une bonne idée et plutôt intéressant d'apprendre plusieurs langues, en même temps tu peux rencontre plus de personnes de différents endroits du monde et c'est une chouette expérience de vie!

Est-ce que tu utilises les langues que tu parles ou étudies régulièrement? Si oui, dans quel cadre? Si non, qu'est ce que cela implique pour ton apprentissage? 

Do use regularly the languages you speak or study? If yes, when? If not, what doest it implies for your learning?
 As I said a above , I learnt it in high school, but I would love to learn more languages such as French and Spanish. I speak english and cantonese everyday.
Comme dit précédemment, j'ai appris les langues au lycée, mais j'aimerais bien apprendre le français et l'espagnol. Je parle l'anglais et le cantonais tous les jours.


Quelles sont pour toi les principales difficultés de l'apprentissage de langues étrangères?   


What is the most difficult thing when learning foreign languages?
 It depends on which languages, but I think the grammar is difficult and a bit complicated , especially German and I'm a bad spelling and so on lol

ça dépend des langues, mais je pense que la grammaire est difficile et compliquée, surtout en allemand. Et j'ai des problèmes en orthographes!

Finalement, qu'est-ce que toutes ses langues t'apportent?  


What does theses languages add to your life?
Well, I've met a lot of people from different countries, and I don't speak their languages, so the first one and most of the people speak English, so English is easier for all of us to communicate.

Et bien, j'ai rencontré de nombreuses personnes de différents pays... Je ne parle pas leur langue, alors la première langue, celle que le plus de gens parlent, c'est l'anglais. Ainsi, l'anglais est la langue la plus facile pour que nous puissions tous communiquer!


Vous apprenez des langues? Vous avez envie de participer à cette rubrique? Envoyez-moi un e-mail avec vos réponses à cette adresse letrange.epicerie(@)gmail.com ! Je me ferais un plaisir de publier votre interview!

mardi 8 septembre 2015

Mardi, c'est poésie #7 - Poèmes du Thé - Sen No Rikyu

Poèmes du Thé - Sen No Rikyu


Tout en étudiant et en regardant, apprenez qu’il est sot celui qui juge sans étudier !


Lorsque vous êtes invité
et que vous regardez le foyer
ayez souci de ne pas en abîmer la cendre

(la contemplation de la cendre après la cérémonie est aussi un moment important auquel l’hôte peut convient ses invités. Durant ces instants, on respecte encore ce qui n’est plus rien, la cendre.)


Si des visiteurs arrivent au mauvais moment de la cérémonie du thé
Votre cœur avec simplicité doit faire preuve d’un art délicat.


Une simple bouilloire suffit à pratiquer la cérémonie du thé
Qu’il est sot de posséder de nombreux ustensiles !


Voyez avec les yeux
Entendez avec les oreilles
Sentez les parfums
Et en étudiant comprenez


***
Poèmes du Thé - Sen No Rikyu
Broché: 80 pages
Editeur : Alternatives (26 mai 2005)
Collection : Pollen
Langue : Français
ISBN-10: 2862274542
ISBN-13: 978-2862274546

samedi 5 septembre 2015

Le temps du déluge - Margaret Atwood

Résumé


On les appelle les " liogneaux ", les " porcons ", etc. Ce sont des animaux transgéniques créés par l'homme. Dans le monde chaotique et terrifiant qui constitue le cadre du nouveau roman " dystopique " de Margaret Atwood, ces créatures ont pris le pouvoir. La société y est gangrenée par le culte de l'argent et de la marchandise, une absurde division du travail y sévit, ainsi qu'une impitoyable guerre des classes. Une secte religieuse et écologique, les Jardiniers de Dieu, dont Adam Premier est le chef spirituel, entraîne ses adeptes dans une mission sacrée : favoriser les conditions nécessaires à la survie d'une partie de l'espèce humaine, puis à sa restauration... Pour cela ils s'isolent du " monde exfernal " dans leur Jardin. Car pour Adam et les Jardiniers de Dieu, l'arrivée du " Déluge des Airs " ne fait aucun doute. Une catastrophe naturelle apocalyptique va châtier les hommes pour les pillages et les destructions infligés par leur espèce à la Terre et à son environnement. C'est seulement une question d'échéance... Et il faut s'y préparer. Mais dans cet univers diabolique, l'entreprise s'annonce pour le moins ardue, voire désespérée... Autour d'Adam, après le passage de l'effroyable désastre annoncé, plusieurs personnages s'aventureront dans le monde exfernal pour tenter de survivre et de retrouver d'éventuels rescapés. Parmi eux, Ren et Amanda, deux jeunes filles que tout aurait dû opposer, réussiront à tisser une belle et solide amitié, sous la protection de Toby, leur aînée, qui par sa grande sagesse deviendra en quelque sorte leur ange tutélaire...


Mon avis


Vous pourrez lire ça et là que ce tome peut-être lui indépendamment du tome 1 (retrouvez ma chronique ici). C'est tout à fait vrai, mais c'est tout de même se priver du plaisir la trame narrative de Margaret Atwood. En effet, ce second tome poursuit la même construction que le premier, à peu de choses prêts:

- Nous suivons le présent (après la catastrophe/ le déluge donc) de Ren et Toby.
- Mais également leur passé, de leur jeunesse à la catastrophe...

C'est-à-dire que l'on suit une autre version de l'histoire racontée par Jimmy/Snowman dans le tome 1. OR, il y a des recoupements entre ses histoires, et c'est très jouissif à la lecture de se rendre compte que "oh mais oui c'est donc pour ça qu'on évoque ce truc dans le tome 1".

Ces histoires sont entrecoupées des sermons d'Adam et d'extrait l'auteur du livre des cantiques des jardiniers de dieu, ce qui donne une vraie profondeur à la religion/secte.

Si cet aspect du roman m'a un peu désarçonné au départ - j'avais peur de trouver cela ennuyeux, tout ce prêchi-prêcha - je m'y suis vite faite : on y trouve des indices importants pour l'histoire et surtout, les personnages sont bien moins embrigadés que le laisse supposer le résumé!

Si dans le premier roman, nous avions des points de vue exclusivement masculins et aisés, ici, ce sont des femmes de la plèbe qui racontent l'histoire. Ce qui permet d'aborder de nouvelles thématiques et de découvrir le monde développé par l'auteur dans d'autres aspects. Et quels personnages: des femmes de caractère, authentiques (on ne tombe pas dans les clichés habituels de la poulette girly versus la femme des bois rodée à toute épreuve), crédibles dans leurs qualités et leurs défauts, parfois trop passives, parfois trop naïves, mais toujours capables de se prendre en main. Souvent, dans les romans à points de vue alternés, il y a un personnage un peu moins intéressant. Je n'ai pas du tout ressentit cela, j'ai eu envie de suivre les aventures de Toby et Ren du début à la fin.

Je termine en ajoutant que comme toujours avec Margaret Atwood, le roman sert une réelle réflexion sur la religion, l'hacktivisme, l'écologie... Mais l'auteur donne le matériau, libre aux lecteurs de se forger sa propre opinion, elle propose sans imposer, et c'est encore ce qui fonctionne le mieux.

Ainsi, comme pour le premier tome, c'est un coup de coeur... A lire sans modération!

(Il y a un troisième tome également, j'ai hâte!)


jeudi 3 septembre 2015

Lancement de la rubrique langue !

Bonjour à tous!

J'ouvre une nouvelle rubrique sur les langues...

En effet, je suis passionnée de langues...de la langue française, du patois /dialectes de ma région (la Lorraine en l'occurrence), de langues étrangères... bref, j'aime les mots... tous les mots.

Cette rubrique regroupera divers articles :
- des interviews d'autres personnes passionnées de langues,
- des articles sur des expressions ou des mots que j'apprécie,
- des ressources utiles,
- et qui sait quelles autres idées pourront me passer par la tête.

Pour les interviews...et bien je vais commencer par moi-même! ça vous donnera une idée de la rubrique et puis ça me permettra de vous expliquer un peu mieux cette passion. J'ai transmis à des polyglottes ce même questionnaire, vous les découvrirez tout au long du mois de septembre. Il y a des profils très différents.



Quelles sont les langues que tu parles? Et d'ailleurs, quand considères-tu que tu parles une langue?


Je parle anglais et allemand. Pour moi parler une langue, c'est pouvoir se débrouiller dans toutes les situations de la vie courante, mais également avoir du vocabulaire un peu plus précis, savoir exprimer la nuance, débattre... pas forcément sur des sujets hyper pointus, mais c'est être opérationnel pour parler avec n'importe qui dans un contexte privé ou professionnel.
Pour moi, ça n'a rien avoir avec maîtriser complètement une langue. En effet, j'estime que je parle anglais et allemand, même si je fais certaines erreurs de grammaire ou de syntaxe par exemple. Tant que mon discours reste totalement compréhensible par tous, et que le message qui est entendu par la personne en face est bien celui que je voulais transmettre c'est tout bon! Parler, c'est avant tout pouvoir communiquer et échanger!

Quelles sont les langues auxquelles tu t'es déjà intéressé, même si tu ne les maîtrise pas totalement?


Est-ce que les langues imaginaires comptent? Si oui, le Quenya... ainsi que l'alphabet "cirth".
Sinon, je me suis intéressée :
- au platt (que je comprends un peu);
- au luxembourgeois (que je suis laborieusement en train d'apprendre, dat ass awer schwéier) ;
- au chinois (je suis en train de réactiver mes maigres connaissances grâce à postcrossing, je connais très peu de choses, mais j'adore cette langue sa sonorité et sa difficulté. Je sais me présenter, dire ce que je veux ou non, dire les langues que je parle et les pays que j'ai visité. Y'a du boulot!) ;
- à l'espagnol (je peux discuter de sujet de la vie quotidienne en faisant beaucoup beaucoup de fautes, je comprends plutôt bien quand on me parle, mais je suis incapable de reproduire. );
- au birman (mais j'ai vite abandonné);
- à l'italien (je comprends  plutôt bien ce qu'on me raconte, mais je ne sais pas dire grand chose!).
- j'ai fait du polonais pendant trois mois à la faculté, mais j'ai abandonné car les trois quarts des gens étaient déjà bilingue polonais ou russe dans un cours de débutant, le niveau était donc trop élevé!

J'imagine que d'autres langues seront prévues par la suite, au gré de mes voyages et lubies !


Quelle est ta langue de "coeur"? (d'ailleurs, si tu as des langues de tête et des poumons, je prends aussi!).

J'ai deux langues de cœur, celle que j'aime parce qu'elle m'a permis de rencontrer mon mari et certains de mes amis : l'allemand... et celle que j'aime intrinsèquement : le chinois. Je vous ferais sûrement un article complet là-dessus, mais ça me fascine, de pouvoir dire autant de chose avec un si petit caractère... Et puis il y a tellement de dialectes, et les sons sont tellement variés. 我爱中文!

Comment as-tu appris? Est-ce que tu étudies dans un cadre officiel, en auto-didacte... un peu de tout ça? 


Alors... j'ai appris l'anglais depuis la primaire, vers 7-8 ans j'imagine, et puis l'allemand depuis mes 11 ans... Mais je ne me suis pas contentée des cours dispensés à l'école, j'ai toujours adoré traduire des chansons, lire des articles, discuter en ligne avec des gens du bout du monde... ce qui m'a au moins autant appris que l'école. J'ai ensuite fait une licence en langues étrangères appliquées au commerce ce qui m'a permis d'apprendre du vocabulaire professionnel et d'améliorer grandement ma grammaire.

J'ai également appris l'Espagnol en LV3 mais si ce n'est une bonne compréhension orale et écrite, je ne sais pas vraiment bien m'exprimer.

J'ai aussi fait deux semestres de chinois à la fac, à raison de deux heures par semaine... et j'essaye d'apprendre toute seule, avec des vidéos, en écrivain et en faisant corriger à mes amis chinois ou sur italki.

Pour le birman, j'apprends avec des vidéos en ligne, uniquement en phonétique. En effet, j'ai utilisé la langue uniquement pendant mon voyage, je n'avais pas le temps de faire un apprentissage approfondi!

Pour le luxembourgeois, je me suis d'abord débrouillée avec memrise, puis avec des méthodes assimil ou Wat gelift (un livre pour les collégiens luxembourgeois), un peu avec mon mari... et des cours du soir, qui ne m'ont pas du tout plu!.

Concernant l'italien, j'imagine que sa proximité avec le français et le fait de l'entendre un peu chez mes grands-parents me permet de le comprendre plutôt bien si  la personne ne parle pas trop trop vite!

Est-ce que tu as des astuces pour les autres "apprenants" qui liraient ce blog? 

Essayer d'être régulier... et surtout essayer d'entretenir ses langues, peu importe le niveau. Je suis nulle en espagnol, mais si des amis postent dans cette langue sur facebook, j'essaye de ne pas utiliser de traducteur, s'il me manque vraiment un mot, j'utilise un dictionnaire.

Ah oui, utiliser un dictionnaire, unilingue ou bilingue, me permet de mieux enregistrer le mot qu'un simple coup de google translate. 

Le site memrise est vraiment sympa pour réviser ou apprendre du vocabulaire.

Ne pas hésiter à lire en VO, en commençant par des articles, des livres pour enfant, pour ados, pour adultes sans utiliser de dictionnaire sauf si le mot revient 10 fois dans la page et qu'on a aucune idée de ce que cela veut dire.
S'entraîner à écouter des chansons en VO, et à retranscrire en direct les paroles que l'on comprend (des fois c'est drôle, j'ai passé mon enfance à chanter Here's to you Nicolas est mort, à la place de Here's to you Nicolas and Bart)...

et également à regarder des séries en VO, d'abord avec des sous-titres français, puis des sous-titres en VO...
Se trouver des correspondants (penpal world, postcrossing) ou des professeurs bénévoles, comme sur le site italki qui permet de prendre des cours sur skype, de trouver un correspondant, de faire corriger un texte ou de poser des questions à des apprenants ou des natifs.
Si on a l'occasion, pratiquer dans le pays, ou avec des natifs. L'immersion est évidemment un gros plus. 
Ne pas essayer d'être parfait pour commencer, essayer tout d'abord de pratiquer! (C'est ce qui m'a permis de survivre à mes études en langue et à mon séjour en Allemagne, sinon je n'aurais jamais osé ouvrir la bouche!)

Est-ce que tu utilises les langues que tu parles ou étudies régulièrement? Si oui, dans quel cadre? Si non, qu'est ce que cela implique pour ton apprentissage? 



Tout dépend des langues, j'utilise énormément l'anglais pour discuter avec mes amis étrangers, regarder des films ou écouter de la musique...
Mais pour les autres langues c'est plus compliqué.
Par exemple, pour l'Allemand, je  le maintiens en écoutant la radio ou en lisant des bouquins. Pour le reste, j'essaye d'écrire dans la langue de mon interlocuteur sur post-crossing, de lire des articles, d'écouter des chansons... J'essaye également de m'en servir quand je voyage.


Quelles sont pour toi les principales difficultés de l'apprentissage de langues étrangères? 

Fournir un travail régulier, et ne jamais se décourager. J'ai beaucoup de mal à être constante!

Finalement, qu'est-ce que toutes ses langues t'apportent? 


Elles me permettent de mieux pouvoir comprendre le monde, chaque mot, chaque langue véhicule sa propre culture, sa propre histoire, ses propres questions... Et surtout elles m'ont permis de rencontrer beaucoup de gens adorables, de découvrir de nouveaux concepts, de pouvoir échanger et voyager.

mercredi 2 septembre 2015

Des livres doudous pour se sentir bien à la rentrée!

Un petit article très rapide, pour vous préparer  à la fin des vacances... Une sélection de livre qui font chaud au cœur. Je ne les ai pas tous lus, ils sont issus d'une sélection réalisée avec mes collègues ;)

En rouge, mes préférés !

Le Montespan - Jean Teulé

En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d exiger de lui qu il lui rende sa femme.
Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d impertinences répétées, l atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l Ancien Régime.

Le mec de la tombe d’à côté - Katarina Mazetti 

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l'œil de la stèle qu'il fleurit assidûment. Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la
ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis... C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures. 

Le caveau de famille - Katarina Mazetti

Désirée la bibliothécaire et Benny le paysan se sont rencontrés dans Le Mec de la tombe d'à côté. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n'imagine pas qu'on puisse lire "de son plein gré". Leur histoire d'amour n'est donc pas simple, mais ils s'accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si ça ne marche pas, c'est terminé pour toujours. Sinon... 




Et puis, Paulette - Barbara Constantine 

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…


Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom - Barbara Constantine

Tom a onze ans. Il vit dans un vieux mobile home avec Joss, sa mère (plutôt jeune : elle l'a eu à treize ans et demi). Comme Joss adore faire la fête et partir en week-end avec ses copains, Tom se retrouve souvent seul. Et il doit se débrouiller. Pour manger, il va chaparder dans les potagers voisins... Mais comme il a peur de se faire prendre et d'être envoyé à la Ddass (sa mère lui a dit que ça pouvait arriver et qu'elle ne pourrait rien faire pour le récupérer), il fait très attention. Un soir, en cherchant un nouveau jardin où faire ses courses, il tombe sur Madeleine (quatre-vingt-treize ans), allongée au milieu de ses choux, en larmes parce qu elle n arrive pas à se relever. Elle serait certainement morte, la pauvre vieille, si le petit Tom n'était pas passé par là...

La guerre des légumes - Peter Sheridan

Un dimanche soir, la paix et la sérénité qui règnent dans un couvent de Dublin sont troublées par l'irruption d'une femme. Philo, couverte de tatouages et pesant près de cent vingt kilos, cherche désespérément un refuge après avoir fui le domicile conjugal. Son goût pour le tabac, la bonne chère et les jurons ne font pourtant pas d'elle la candidate idéale pour la vie contemplative. Mais Philo est désespérée... Une fois sous la protection des religieuses, elle retrouvera sa confiance et une place au sein de la communauté. Mais il lui faudra tôt ou tard affronter les failles de son existence un mari alcoolique, un fils délinquant et un sombre secret qui la hante depuis des années. Le quartier des docks de Dublin, où s'est déroulée l'enfance de Peter Sheridan, est aussi l'une des forces de ce livre poignant et d'une irrésistible drôlerie. Après L'enfant de Dublin, unanimement santé par la critique et le public, Peter Sheridan nous offre un superbe roman.

Sors de ce corps, William! - David Safier

C'était Ronéo et Juliette et patatras : c'est Peines d'amours perdues… Plaquée par l'homme de sa vie, Rosa est prête à tout pour le récupérer. Au point de croire aux boniments du magicien Prospero, spécialiste ès voyages dans le temps et retour d'affection... Mal lui en prend car, sitôt ensorcelée, la jeune tomme reprend conscience dans la peau de... William Shakespeare. Si la vie et l'amour ont un sens, la colocation cérébrale avec le grand Will risque de faire sauter quelques certitudes...


Maudit Karma - David Safier 

Animatrice de talk-show, Kim Lange est au sommet de sa gloire
quand elle est écrasée par une météorite. Dans l'au-delà, elle apprend qu'elle a accumulé beaucoup trop de mauvais karma au cours de son existence. Non seulement elle a négligé sa fille et trompé son mari, mais elle a rendu la vie impossible à son entourage. Pour sa punition, Kim se réincarne en fourmi. Et le pire reste à venir: de ses minuscules yeux d'insecte, elle voit une autre femme la remplacer auprès de sa famille. Elle doit au plus vite remonter l'échelle des réincarnations. Mais, de fourmi à bipède, le chemin est long et les obstacles nombreux...


Zizi the Kid - David Abiker

Dans la France des années soixante-dix, le petit David raconte ses rendez-vous manqués ou insolites avec la sexualité. Lui qui a la chance d'avoir une maman couturière passe ses jeudis après-midi sous la table de la cuisine, déguisé en Spider-Man, à espionner les clientes qui se déshabillent en parlant gaine, divorce et Yves Saint Laurent. Il lit en cachette les Playboy de son oncle, s'interroge sur la taille de son zizi et se sert de préservatifs pour fabriquer des bombes à eau redoutables.
Ses aventures aux accents felliniens, cinglantes et drôles, disent l'enfance dans ce qu'elle a d'unique et d'universel.

L’analphabète qui savait compter - Jonas Jonasson 

Tout semblait vouer Nombeko Mayeki, petite fille noire née dans le plus grand ghetto d'Afrique du Sud, à mener une existence de dur labeur et à mourir jeune dans l'indifférence générale. Tout sauf le destin. Et sa prodigieuse faculté à manier les nombres… Ainsi, Nombeko, l'analphabète qui sait compter, se retrouve propulsée loin de son pays et de la misère, dans les hautes sphères de la politique internationale.
Lors de son incroyable périple à travers le monde, notre héroïne rencontre des personnages hauts en couleur, parmi lesquels deux frères physiquement identiques et pourtant très différents, des agents du
Mossad un peu collants,  une jeune fille en colère et un potier paranoïaque. Elle se met à dos les services secrets les plus redoutés au monde et se retrouve enfermée dans un camion de pommes de terre avec le roi de Suède.
À ce moment-là, l'humanité entière est menacée de destruction…

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire - Jonas Jonasson

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée presque par inadvertance à un membre de gang.
S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja.

Trente-six chandelles  - Marie-Sabine Roger 

Allongé dans son lit en costume noir, ce matin du 15 février, Mortimer Decime attend son anniversaire : il aura 36 ans à 11 heures du matin. Il attend plutôt sa mort, car depuis son arrière-grand-père, tous les hommes de sa famille sont décédés le jour de leur 36e anniversaire. Malédiction familiale ? La poisse serait-elle héréditaire,
comme les oreilles décollées ? Quand ce destin funeste pèse sur vous depuis la naissance, cela n'incite pas à faire des projets, comme se marier, engendrer, s'engager avec énergie dans la vie professionnelle ou même tomber amoureux.
A quoi bon ? Mortimer s'est donc laissé vivre, modestement et sans ambition, jusqu'à ce dernier anniversaire. En prévision, il a même démissionné de son travail, mis fin au bail de son appartement et vendu sa voiture... Mais le sort lui joue un drôle de tour. Car ce 15 février à 11h, Mortimer ne meurt pas. Pour son malheur, le voici en pleine santé, sans travail et sans appart... et il va lui falloir désormais vivre vraiment, sans connaître l'heure de sa mort, comme tout un chacun, en somme !

 L’échappée belle - Anna Gavalda

« Le petit bourgueil était bien frais. Nous avons rongé des rillons, mordu dans des tartines de rillettes épaisses comme des édredons, savouré des tomates tièdes, du fromage de chèvre et des poires du verger. [...] Nous avons parlé des mêmes choses qu'à dix ans, qu'à quinze ou qu'à vingt ans, c'est-à-dire des livres que nous avions lus, des films que nous avions vus ou des musiques qui nous avaient émus [...] Allongés dans l'herbe, assaillis, bécotés par toutes sortes de petites bestioles, nous nous moquions de nous-mêmes en attrapant des finis rires et des coups de soleil. »

L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea - Romain Puértolas

Une aventure rocambolesque et hilarante aux quatre coins de l'Europe et dans la Libye postkadhafiste. Une histoire d'amour plus pétillante que le Coca-Cola, mais aussi le reflet d'une terrible réalité : le combat que mènent chaque jour les clandestins, ultimes aventuriers de notre siècle.


Le front russe - Jean-Claude Lalumière

Qui veut voyager loin passe un concours du ministère des Affaires étrangères. Hélas le quai d'Orsay n'est pas toujours un quai d'embarquement et le narrateur se retrouve sur le front russe, un bureau situé à Paris dans lequel l'administration relègue ses éléments problématiques. Entre amour, photocopies et papier peint, notre "héros" va tout mettre en ouvre pour quitter ce placard.


La campagne de France - Jean-Claude Lalumière

Le train de la croissance est en panne ? Qu'à cela ne tienne, c'est en autocar que les jeunes Alexandre et Otto véhiculent leurs clients, un groupe de retraités indisciplinés, dans un voyage culturel à travers la France. Ultime tentative pour sauver leur agence de la faillite, l'entreprise est capitale, porteuse des plus grands espoirs mais aussi de l'éventualité du péril.


Mémé - Philippe Torreton

Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance, un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches comme la mémoire, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.


J’ai un problème avec mon cou  - Nora Ephron

 Il m'arrive de temps en temps de lire des livres sur l'âge et, quelles qu'en soient les auteurs, elles affirment toujours que c'est merveilleux de vieillir. Formidable de devenir sage, avisée, tolérante. Génial d'atteindre enfin le stade où l'on comprend ce qui est réellement important dans la vie. Je ne supporte pas les gens qui tiennent ce discours. Mais à quoi elles pensent, ces femmes ? Elles n'ont donc pas de cou ? "

Allons voir plus loin veux-tu ?  Annie DUPEREY

Il y a quatre personnages, très différents. Christine, qui dirige une agence de voyages, se sent épuisée sans raison. Tout devrait lui sourire pourtant. A cinquante ans, elle s'est organisée une existence active et libre. Mais, sans qu'elle ait jamais osé se l'avouer, la peur de vieillir la mine. Paul, le paysan, un homme sensible et doux, n'a jamais pu s'arracher à la famille de brutes dans laquelle il est né. Solange, guichetière à la SNCF, en veut au monde entier et d'abord à elle-même. D'où vient cette hargne qui l'habite ? Luc, à force de se battre pour sauver son couple du désastre, est au bout du rouleau, psychologiquement et matériellement.
Il n'y a pas de liens entre ces deux femmes et ces deux hommes, sauf de brèves rencontres de hasard. Mais, tous les quatre vont vivre, dans des circonstances imprévues, ces moments où l'on est brusquement mis en face de soi-même et où l'on prend conscience des impasses où l'on s'est engagé. Chacun à sa façon accepte enfin de changer, de se libérer des entraves, d'échapper au sort auquel il se croyait condamné.
Quand on change, tout change autour de soi. Christine, Paul, Solange et Luc se croiseront alors, se reconnaîtront. Leurs histoires n'en feront plus qu'une. Après les orages et les déchirements, une harmonie nouvelle naît, comme une chose due à ceux qui savent craquer quand il le faut et faire face quand il le faut, avec courage et humilité.

Little big bang - Benny Barbash

Un peu d'obésité chez un honnête homme israélien est loin d'être une disgrâce. Sauf s'il décide de maigrir à tout prix. Malgré les moqueries affectueuses de son épouse et des grands-parents, notre homme multiplie en vain les régimes : tout fruit, tout viande, ou tout carotte. Une diététicienne de renom lui recommande le tout olive. Il finit par avaler un noyau qui se fiche dans l'épigastre. Et voilà qu'un beau jour quelque chose bourgeonne de son oreille gauche, une pousse d'olivier dirait-on, phénomène qui sera à l'origine d'un véritable big-bang local. À partir d'un événement pour le moins insolite, traité à la manière positive du conteur, Benny Barbash nous offre une fable à mourir de rire, d'une pertinence abrasive.

Les 10 femmes de l’ingénieur - Rauno Ramekorpi 

Rauno Rämekorpi, un riche industriel finlandais, fête ses soixantes ans. Comme le veut la coutume,
les invités ont afflué chez le héros du jour les bras chargés de cadeaux et de fleurs. Mais Mme Rämekorpi est allergique au pollen et Rauno se voit donc prié, à peine le dernier convive parti, de convoyer les fleurs à la décharge sans même prendre la peine d'ôter sa queue-de-pie. En chemin, l'heureux sexagénaire a soudain une bien meilleure idée : il offrira les bouquets à ses nombreuses maîtresses. Commence alors une tournée qui va mener ce noceur impénitent d'une alcôve à l'autre dans un déluge de libations et de bonne chère. Hilares, nous suivons les drôles de péripéties de ce vieux séducteur et de ses décapantes compagnes. Le succès est tel que Rauno décide de réitérer sa généreuse virée à l'occasion des fêtes de fin d'année. Mais le vent semble entre-temps avoir tourné pour notre don Juan déguisé en Père Noël... Une farce aux accents rabelaisiens, une réjouissante galerie de portraits de femmes victimes d'un héros qu'on adorera détester !

Bons baisers de Cora Sledge - Leslie Larson

Il n'y a pas d'âge pour sauter le mur, il n'y pas d'âge pour tomber amoureuse. Cora, 82 ans, est bien placée pour le savoir. La révolte d'un cœur ardent, bien décidée à vivre enfin sa vie !


Le froid modifie la trajectoire des poissons - Pierre Szalowski

"J'ai regardé le ciel. Il était gris et noir. Je ne l'ai pas lâché des yeux. J'étais si petit, il était si grand". 4 janvier 1998, Montréal. Un garçon de dix ans apprend que ses parents vont se séparer. Désespéré, il demande au ciel de l'aider. Le lendemain, débute la plus grande
tempête de verglas que le pays ait jamais connue. Si ce déluge n'empêche pas son père de quitter la maison. des événements incroyables ou anodins vont peu à peu faire basculer la vie du voisinage vers le meilleur...

La montagne de minuit - Jean-Marie Blas de Roblès

Au coeur de ce roman, un personnage hors du commun : Bastien, gardien d'un collège jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme. Tenu à l'écart de son voisinage pour d'obscurs motifs, le vieil homme vit plus solitaire qu'un moine bouddhiste. L'aventure commence à Lyon, par la rencontre entre le vieux sage et Rose, nouvellement emménagée avec son petit Paul. Séduite par l'étrangeté du personnage, cette dernière s'attache à lui au point de lui permettre d'accomplir le voyage de sa vie... Vérités et mensonges, fautes et rédemption s'enlacent et se provoquent dans ce roman qui interroge avec une désinvolture calculée les " machines à déraisonner " de l'Histoire contemporaine. Roman à thèse si l'on veut, sous les bonheurs du romanesque pur, la Montagne de minuit se lit comme une exploration intrépide des savoirs et des illusions.

La saga Malaussène de  Daniel Pennac


Cette saga est vraiment un pur moment de bonheur, c'est drôle, touchant, bien écrit, loufoque. Bref, le genre de saga qu'on a très envie de lire en entier, mais qu'on aimerait bien pouvoir oublier, pour le plaisir de la redécouvrir!
La saga Malaussène est un cycle romanesque de Daniel Pennac publié aux éditions Gallimard et mettant en scène Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, et de nombreux personnages de son entourage, dans le quartier parisien de Belleville.

Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire -  Jonas Jonasson

Franchement, qui a envie de fêter son centième anniversaire dans une maison de retraite en compagnie de vieux séniles, de l'adjoint au maire et de la presse locale ? Allan Karlsson, chaussé de ses plus belles charentaises, a donc décidé de prendre la tangente. Et, une chose en entraînant une
autre, notre fringant centenaire se retrouve à trimballer une valise contenant 50 millions de couronnes dérobée presque par inadvertance à un membre de gang.
S'engage une cavale arthritique qui le conduira à un vieux kleptomane, un vendeur de saucisses surdiplômé et une éléphante prénommée Sonja.

Jeeves -  Pelham Grenville Wodehouse

Dans une Angleterre éternelle peuplée de jeunes filles énergiques et épuisantes, de tantes redoutables, d'oncles débonnaires et passifs, de toute une galerie de personnages excentriques, domine la figure de Jeeves, le génial et flegmatique majordome du narrateur Bertie Wooster, jeune célibataire oisif et écervelé qui a l'art de se fourrer dans des situations inextricables. Ce sommet de l'humour anglais a enthousiasmé des générations de lecteurs, et a inspiré à un critique ce commentaire définitif : " Il n'y a que deux sortes de lecteurs de Wodehouse, ceux qui l'adorent et ceux qui ne l'ont pas lu. "

mardi 1 septembre 2015

Mardi, c'est poésie #6 - Je sais - Ito Naga

Je sais – Ito Naga


6. Je sais que si je te vois, tu peux me voir, que les rayons lumineux peuvent emprunter le même chemin dans les deux sens. Pourquoi cela irait-il de soi ?

21. Je sais que Tanizaki aimait que les chats remuent la queue sans bouger, l’air de dire : « ce que tu fais m’intéresse, mais pas assez pour que je me déplace. »

42. Je sais qu’en japonais, « plagiat » se dit « deuxième infusion » (niban senji), que « ce geste m’a échappé » se dit « les alentours de ma main sont devenus fous » (te moto ga kurutta), qu’on décrit un importun comme « une bosse au-dessus de l’œil » (me no ue no tankobu), que ces images sont étrangement parlantes.

55. Je sais qu’avant d’être le nom d’un pays, « Vietnam » est le nom d’une guerre, qu’avant d’être le nom d’une ville « Hiroshima » est un nom de l’enfer.

89. Je sais qu’avec un peu de recul, n’importe quel mot acquiert une étonnante beauté. N’importe – quel – mot  –   acquiert une – étonnante – beauté.

148. Je sais qu’à chaque instant aussi, une bonne partie de l’humanité attend. Un ami, une lettre, la nuit, rien…

160. Je sais qu’avec la fatigue, le corps apparaît comme une malle à traîner : de métro en autobus, d’escalier en escalier.

161. Je sais que, curieusement, transporter le corps dans d’autres endroits du monde le repose.

200. Je sais qu’un embouteillage sur l’autoroute, ce sont les immeubles des villes projetés à l’horizontal.

254. Je sais qu’il dit souvent : « c’est comme ça ! »

255. je sais qu’aussi lourd que cela paraisse, il y a là un fond de vérité. Plus qu’une attitude résignée, une sorte de « comme-ça-itude » des choses.

256. Je sais qu’il y a un plaisir presque enfantin à inventer des mots, mais qu’avec l’âge cela semble ridicule.


...
Je sais que ce recueil m'a surpris et ému par sa simplicité et sa justesse...

Auteur(s) : NAGA Ito
Parution : 2006
ISBN : 978-2-84116-111-9     Prix : 16 € - disponible  (Cheyne éditeur)
Collection : Grands fonds