jeudi 30 juillet 2015

Perdu le paradis - Cees Nooteboom

Résumé :
Deux jeunes Brésiliennes partent pour l'Australie, un monde dont elles rêvent depuis l'enfance. Là, dans l'éblouissement du fantasme, Alma tombe amoureuse d'un peintre aborigène, un être aussi inaccessible que son art. Au-delà de la passion, le voyage australien se poursuit et, pour se faire un peu d'argent de poche, Alma travaille en tant que figurante dans le cadre du Festival de poésie de Perth, inscrit cette année-là sous le signe de John Milton. Déguisée en ange la jeune femme doit se cacher, échapper au regard des visiteurs, telle est la règle de ce jeu de piste en poésie. Et c'est dans cet étrange accoutrement qu'elle va croiser Erik Zondag, l'entraîner dans une brève étreinte puis disparaître. Des années plus tard ils se retrouveront, par hasard, bien loin de l'Australie. Mais les anges et les humains ne se ressemblent pas. Telle est peut-être la simple conclusion de cette seconde rencontre, consolatrice et pourtant fatale. Un roman aussi léger, aussi insaisissable qu'un poème, une histoire à travers laquelle sont abordés magistralement tous les drames de la vie, y compris la perte de l'innocence - la perte du paradis.
Perdu le paradis - Cees Nooteboom
Mon avis :

Deux jeunes brésiliennes partent en Australie, l’une d’elle perd ses illusions, l’autre tombe amoureuse et se découvre : les rêves ne sont pas toujours ce que l'on croit.
Un cinquantenaire maussade entame une retraite dans un club de bien-être et découvre les biens faits du jeûne sur les conseils de sa jeune petite amie lassée.
Les regards vont se croiser, on va en découvrir plus sur les personnages.
C’est  un livre pour les amoureux de l’écriture, du voyage et de l’être humain… mais aussi pour les personnes qui s’intéressent à l’art, il y a beaucoup de références à la peinture de la renaissance & à l’art aborigène.
Ça fait partie des auteurs dont j’ai maintenant envie de lire toute la bibliographie tant son style est aérien et raffiné.

mardi 28 juillet 2015

Ils ne siègent pas à l'ONU - Fabrice O'Driscoll

Ils ne siègent pas à l'ONU - Fabrice O'Driscoll

Présentation de l'éditeur :


Vous connaissez la Principauté de Monaco et vous avez probablement entendu parler de la République de Saint-Marin. Peut-être que les noms de Seborga ou de Hutt River ne vous sont pas totalement étrangers. Mais que diriez-vous du Royaume de Landreth, de la République d'Envalira ou de la Principauté de Tyrone ? Ce sont ainsi plus de 600 de ces micro-États confidentiels et micro-nations méconnues que nous vous proposons d'explorer, à travers toutes les époques et tous les continents. Une découverte hors du commun et qui ne fait que commencer avec cette première édition de Ils ne siègent pas à l'ONU. La découverte d'un autre monde, ignoré des atlas officiels mais cependant bien réél et très proche de nous.

Ce que j'en ai pensé :


Tout d'abord, une petite définition tirée de wikipedia :
Un micro-État est un État souverain possédant une faible population ou une petite superficie (et généralement les deux).
Les micro-États ne doivent pas être confondus avec les micronations, qui sont des entités non reconnues.
Ce livre est un annuaire de curiosités, pour qui s'intéresse à la géographie et à la géopolitique. Il présente succinctement tous les états imaginaires, éphémères, microscopique qui ont été créés. Ces états ou nation ont une existence "administrative" mais ne sont pas toujours reconnus à l'internationale.
C'est une manière différente de considérer les territoires, et de découvrir des personnages hauts en couleur.

Un exemple pris au hasard:

Maluti : Erwin Strauss signale dans son livre How to start your own country ce projet d'établissement indépendant dans le Pacifique-sud, rendu public en décembre 1981 par une officine basée à Los Angeles. Deux cent cinquante immigrants disposant d'un capital minimum de $5000 étaient alors recherchés.
(bantoustan du) Transkei : le Transkei fut le premier bantoustan d'Afrique du Sud à recevoir un statut d'état indépendant en 1976. Disparu le 1er juillet 1994. Capitale : Umtata. Drapeau : trois bandes horizontales, marron, blanche, et verte.

dimanche 26 juillet 2015

Tag : problèmes de lecteurs

J'ai trouvé ce chouette tag chez Culture Déconfiture, et je m'y colle!


1 : Tu as 20.000 livres dans ta PAL. Comment décides-tu de ta prochaine lecture ?
En fonction de mon envie du moment, mais j'ai rarement autant de livre dans ma P.A.L, j'essaye de la dégommer au fur et à mesure. Quand ma P.A.L de livres perso est trop haute, j'arrête de ramener des livres du travail pour la faire redescendre. Et je vérifie toujours que je n'ai pas un moyen d'emprunter un livre avant de l'acheter. J'essaye d'être raisonnable quoi!

2 : Tu as lu la moitié d’un livre et tu ne l’aime pas. Tu abandonnes ou tu continues ?
Si je n'aime pas un livre, j'abandonne dès le premier quart,  si j'ai un doute, j'avance jusqu'à la moitié, mais si il ne me plait toujours pas, je lâche l'affaire. Il y a temps d'autres merveilleux livres qui m'attendent, pas de temps à perdre!

3 : La fin de l’année approche et ton challenge Goodreads n’est pas fini. Est-ce que tu essaies de te reprendre et comment ?
Ben je ne participe pas trop trop à des challenges, car à moins qu'ils soient très variés je me lasse très vite. Et je ne suis pas sûre goodreads, donc je ne sais pas de quoi il s'agit ^^
En général j'en choisis avec des objectifs très raisonnables ;) Par exemple, lire un auteur de chaque lettre de l'alphabet, 3 livres pour le challenge Morwenna (même si finalement, j'ai dépassé le score, je fais le point d'ici la fin du mois d'août). Je ne me force jamais à lire, ça doit rester un plaisir.

4 : Les couvertures d’une saga/série que tu aimes ne se ressemblent pas… Comment tu gères ça ?
ça m'est totalement égal, j'ai déjà acheté un livre parce que sa couverture me plaisait, mais je n'ai jamais repoussé un livre car sa couverture ne me plaisait pas, alors si je suis la série, c'est le dernier de mes soucis ;)

5 : Tout le monde aime un livre que toi tu n’aimes pas. A qui en parles-tu du coup ?
A tout le monde, même avec les gens qui aiment bien! Ce n'est pas grave, il y a aussi des livres que j'adore et que les gens détestent! Et puis parfois, on voit le roman sous un autre angle, on ne l'aime pas forcément plus, mais on voit d'autres aspects. En général, je mets un petit mot sur facebook en râlant que vraiment, j'aurais mieux fait de lire autre chose!

6 : Tu es en train de lire dans un lieu public et tu sens que tu vas pleurer ? Qu’est-ce que tu fais ?
Je pleure très rarement de manière générale. Très très rarement en lisant un livre ou en regardant un film. Je suppose que j'essaierais d'être la plus discrète possible, en espérant que je sois armée de mouchoir, car j'ai toujours beaucoup d'eye-liner ;)

7 : La suite d’un livre que tu aimes vient de sortir mais tu as oublié pas mal de choses. Que fais-tu ? Tu relis le précédent ? Tu trouves un synopsis bien spoilant ? Tu pleures de frustration ?

Tout dépend du livre, j'ai relu méticuleusement tous les livres de la saga Harry Potter à chaque nouveau tome, pour le trône de fer, je vais sur la garde de nuit, pour le seigneur des anneaux, je me reporte au sommaire, bref, je m'adapte. Et puis en général, ça revient en lisant la suite. Mais j'évite de lire les résumés ou les synopsis qui me paraissent trop longs la nouvelle publication : mieux vaut un trou de mémoire qu'un spoiler!

8 : Tu ne veux pas prêter tes livres. Comment dis-tu non gentiment si on te pose la question ?
Je prête sans trop de problème. Je ne suis pas maniaque quant à l'état de mes livres ni quant à leur durée de prêt.
Mais j'ai quelques éditions très chères à mon cœur, que j'aurais du mal à prêter à n'importe qui, du coup, je pense que je dirais les choses honnêtement "c'est un livre en édition limitée numérotée, en fait, c'est ballot, il ne se lit pas, j'ai le format numérique si tu veux".
Pour les autres livres, vraiment, si je ne voulais pas les prêter, j'imagine que je dirais simplement "je te le passe quand j'ai fini de le lire".

9 : Tu as choisi et reposés 5 livres le mois passé. Comment gères-tu ta panne de lecture ?
Je fais autre chose! Je prends le temps de faire ce qui me donne envie pendant cette période, la lecture finit toujours par revenir. Il faut laisser reposer les mondes qui nous habitent de temps en temps, on les digère, et ça fait de la place pour les suivants!

10 : Il y a tellement de nouveaux livres que tu rêves d’acheter. Combien en achètes-tu réellement ?
Mmmmh trop, sachant que je suis bibliothécaire, je devrais me raisonner et utiliser la mine de livre à ma disposition. J'en ai acheté 20 en 6 mois + 8 BD (mais il y a également des cadeaux et je n'ai pas la liste sur le site de ma librairie BD)... ma wishlist amazon pèse une centaine de référence, finalement 20% ce n'est pas énorme non?

11 : Après les avoir acheter, combien de temps restent-ils dans ta PAL avant que tu ne les lisent ?
Ça dépend beaucoup du genre de livre! Si c'est un atlas ou un bouquin d'espoir, je peux mettre plus d'un an en fonction de mes besoins et mes envies d'information... ça peut-être le jour-même si je n'ai rien en cours, c'est très variable!

samedi 25 juillet 2015

Zugzwang - Anthony Boulanger

très chouette couverture de Jimmy Rogon
Zugzwang - Anthony Boulanger

Résumé :

L’évolution. La clé de la survie.

Quand les Intelligences Artificielles ont pris le contrôle d’internet, l’humain s’est adapté. 
Abandonnant leur enveloppe charnelle au profit d’un avatar virtuel, les hommes ont investi ce nouveau terrain de jeu.

Dans ce monde où la réalité n’est plus physique mais digitale, Noctambule, prodige des échecs, s’apprête à livrer une partie dont les enjeux dépassent la lutte entre ivoire et ébène ; une partie qui dépasse les frontières de l’échiquier et se joue dans les recoins les plus sombres du réseau.
Un immense jeu de piste où l’adversaire n’est peut-être pas celui qu’on croit.

"Vous ne verrez plus jamais les échecs de la même façon." Jean-Claude Dunyach, écrivain

Mon avis :


Je suis les travaux d'Anthony Boulanger depuis des années maintenant, je le connais essentiellement pour ses nouvelles, je suis donc ravie d'avoir enfin eu l'occasion de lire ce court roman.

Autant annoncer tout de suite la couleur, c'est un coup de cœur, tant pour la forme que pour le fond ! Il va malheureusement être assez difficile d'en parler, sans dévoiler les mécanismes du jeu, euh pardon, du livre.

Je ne connais rien aux échecs, je n'y ai jamais joué, je ne sais pas à quoi servent les pièces ni quels sont les coups autorisés. Pourtant, je me suis laissée prendre à chaque partie, la manière dont elles sont décrites est très accessible: il s'agit surtout de stratégie et de suspense. Le récit tient vraiment en haleine et on veut un vainqueur! D'ailleurs, ça m'a donné envie d'essayer d'y jouer!

Un autre élément qui m'a énormément séduite, c'est évidemment tout l'aspect protection des données privées, confidentialités, évolutions d'internet... C'est la plus grande force du récit, être absolument divertissant, tout en offrant de nombreuses pistes de réflexion sur les aspects actuels de nos pratiques connectées et de leurs influences "IRL".

Malheureusement, je pense que c'est aussi une des faiblesses de ce roman, si vous n'êtes pas intéressé par les nouvelles technologies et leur fonctionnement, si le deep web ou l'hacktivisme ne vous évoquent rien... ce roman risque d'être un peu hardu. Bon, moi, ça me fait totalement craquer!

Dans ses thématiques, Zugzwang est un roman proche selon moi du cyberpunk, genre que j'adore et qu'on lit trop peu ces derniers temps. On y côtoie différentes variétés d'intelligences artificielles, d'humains connectés aux Nets (il y a des M0rts, qui n'existent plus sur terre mais qui ont une représentation virtuelle par exemple), de programmes, le tout dans un univers crédible. Les relations entre les différentes entités sont tout à fait intéressantes, entre amitié, confiance et défiance en fonction du créateur du "programme" et des tâches qui leurs sont attribuées. 

En 177 pages, l'auteur parvient a créé une réalité "virtuelle" assez solide pour que l'on puisse s'y projeter, avec sa propre histoire* et ses propres codes. Il ne nous laisse jamais sur la touche, distillant des informations suffisamment précises pour que l'on puisse s'orienter dans les différents niveaux de réalité sans jamais donner l'impression de faire un cours magistral.

C'est simple, j'ai lu un chapitre hier, j'ai fini le roman ce soir, et écrit la chronique dans la foulée. 
C'est le genre de roman que je ne peux pas lâcher et que je dévore... mais sur lequel je ferais machine arrière pour mieux apprécier les subtilités. Parce qu'il y en a énormément, ne serait-ce que dans les références disséminées dans tout le récit, que ce soit dans le domaine des échecs,  de l'informatique, du cinéma ou de la littérature!

Et pour couronner le tout, j'ajouterais que ce roman est publié par une petite maison d'édition indépendante Nancéenne "Elenya" et que le choix d'un tel thème est audacieux  et le livre de bonne facture. 


* Un petit bémol, je n'ai pas trouvé très logique que le groupe Nirvana, soit qualifié de groupe du Moyen Âge, il m'aurait paru plus logique de trouver une appellation quelconque pour "notre époque", car je me suis demandée finalement, le moyen âge, comment s'appelle-t-il dans le futur?

vendredi 24 juillet 2015

A marche forcée : les oubliées de la croissance chinoise - Samuel Bollendorff

Je suis passionnée par la Chine, je suis déjà allée dans ce pays deux fois, j'essaye tant bien que mal d'en apprendre la langue, l'histoire et les traditions... bref, si demain on me disait tu t'expatries l'épicière, choisis ton point de chute : ça serait la Chine.
Pour autant, je pose un oeil critique sur le pays et sa politique, loin de moi l'idée d'oublier que derrière sa vitrine flamboyante, sa croissance, se cache une vie bien moins reluisante pour certaines population (le Yunnan, la population Ouïghour, les exemples ne manquent pas).

Etant également très intéressée par la photographie, j'ai sauté sur l'occasion lorsque ventes privées a dégriffée de nombreux livres d'arts.

A marche forcée : les oubliées de la croissance chinoise - Samuel Bollendorff


Description de l'éditeur
Samuel Bollendorff a réussi à braver les interdits pour prouver l’incroyable violence d‘une Chine qui avance à marche forcée, miroir d’une économie mondiale qui s’emballe…
Oubliés de la croissance, à la merci des pouvoirs corrompus, trois quarts des cinq cent millions de paysans chinois vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté.

À Marche forcée présente l’envers du décor social et écologique du « miracle économique » chinois : les mines de charbons et leur lot de morts quotidiens, les cancers liés aux pollutions, les usines de jouets aux cadences délirantes, les expropriations terriennes des paysans du Hanyuan, les villes rasées.
« Le photographe opte pour une esthétique et des couleurs qui confèrent à son travail un sens dramatique, sans tomber dans le misérabilisme ou le mélo compassionnel. Il bascule dans la durée : un temps pour créer des liens, pour restituer de l’épaisseur humaine, de la pensée, en donnant aussi à la parole, aux mots, un statut bien particulier… » (Magali Jauffret)

Ouvrage édité avec le soutien d’Amnesty International


Ce que j'en ai pensé 

Soyons honnête, cet ouvrage ne m'a pas appris grand chose, étant pas mal documentée sur les questions sociales en Chine. Pour autant, je l'ai trouvé bien conçu, les textes d'accompagnement sont faciles d'accès, concis et soulignent la photographie sans alourdir la lecture ou eclipser l'image.
Parlons des images, je ne suis pas une spécialiste de l'analyse photographique, je n'utiliserais donc probablement pas le bon vocabulaire :

J'ai adoré le travail photographique. Les images dégagent une ambiance, où l'homme est à la fois au centre de son environnement, le sujet... et à la fois perdu dans cet environnement. Les photos ont une force authentique, ancrée dans le quotidien des personnes photographiées. Les couleurs choisies, le grain permettent selon moi de retranscrire cette industrialisation de la Chine, la poussière, la terre, la fumée. On a envie d'en savoir plus sur ces visages, sur leur vie.

Si vous avez l'occasion de vous le procurer, c'est un bel ouvrage pour une prise de conscience.


jeudi 23 juillet 2015

Le dernier loup-garou - Glen Duncan

Résumé :


Jake Marlowe est le dernier de sa race.

Pourchassé par des tueurs fanatiques qui ont juré de lui trancher la tête, protégé contre son gré par une organisation secrète désireuse de vivre au grand jour, Jake a décidé d’arrêter de fuir. La prochaine pleine lune sera sa dernière.

« Va où tu peux, meurs où tu dois. »

Mais pour le vieux loup-garou suicidaire et blasé, rien ne va se dérouler comme prévu.

Par définition, l'amour est imprévisible.




Mon avis :


Il faut savoir que je n’aime pas les histoires de loups garous et de vampires. En général, elles m’ennuient et sentent le réchauffé. Les seules exceptions qui me viennent à l’esprit sont : Lemashtu de Li-Cam, Le livre des sortilèges de Deborah Harkness (uniquement le premier tome), et Anne Rice. Autant dire pas grand-chose. D’autant que dans ce domaine, la Bit-lit règne et je n’aime pas la bit-lit, elle transforme des créatures supposément effrayantes en espèce de lovers romantiques dignes d’une mauvaise série B. C’est généralement mal écrit, cucul la praline et sexiste. Je ne critique pas gratuitement, vous comprendrez pourquoi plus bas.

Alors pourquoi j’ai choisi de lire ce roman ? Parce que les différentes critiques que j’ai pu voir ont toutes mis un petit panneau « attention ceci n’est pas de la bit lit ». C’est original et bien écrit. Je suis donc passée outre mes préjugés, et je me suis attaquée à la lecture.

Et je ne regrette pas un instant ! J’ai adoré ce roman, parce qu’il part de la fin d’une race. D’une extinction, et que l’atmosphère pesante et inéluctable du récit est très prenante. La première partie peut paraître lente, mais je la trouve en parfaite adéquation avec l’état de Jake : il est vieux mais éternellement jeune, et las. Il a vu beaucoup de choses, mais il s’en moque.

Enfin c’est ce qu’il pense.

Quand l’instinct entre en jeu, la psychologie change… Et c’est très bien réalisé, le loup-garou est un animal, avec des pulsions sexuelles, des pulsions morbides, et pas des pulsions romantiques. Il est brut de décoffrage, naturel. On n’assiste pas à des orgasmes magiques sur la voie lactée avec des paillettes et des licornes. Il n’y a pas de fards, d’embellissement, seulement la réalité. Elle est parfois monstrueuse et parfois belle. Le personnage principal regarde vraiment sa bestialité en face, objectivement, analyse ses sentiments et c’est ce qui fait toute la force du récit. On s’attache à ce personnage à la fois désespéré et fort, seul mais beaucoup trop entouré (la Chasse, qui extermine un a un tous les loup-garous par exemple !).

Ce livre est la preuve vivante que l’on peut écrire un roman sur les loups-garous avec style, poésie même, en étant cru sans être vulgaire ou gore. On peut avoir des personnages masculins et féminins crédibles et dans leur profil et dans leurs relations.

Ce n’est pas un coup de cœur, car la direction que prend le roman n’est pas ce à quoi j’aspirais et donc je ne suis pas spécialement emballée à l’idée de lire la suite. Le roman se suffit selon moi à lui-même… Et m’aura en tout cas permis de renouer avec cette créature mythique, et de réfléchir avec Jake aux questions soulevées par l’auteur (pêle-mêle, qu’est-ce qu’un monstre ? Où se trouve la vérité et doit-on vraiment la connaître ? Peut-on réellement vivre seul ? Qui sommes-nous réellement ?).

Un roman à découvrir, ne serait-ce que pour la belle plume de Duncan !

mardi 21 juillet 2015

Mardi, c'est poésie! #2 - Luna Miguel

Hay flores extrañas en la isla.

un poeta feo me dijo que no escribiera gladiolo en un poema
el poeta feo no quería gladiolos
el poeta feo repudiaba la palabra gladiolo
cuando en realidad es una palabra muy hermosa
me gusta la palabra gladiolo
como me gusta la palabra albaricoque
ceniza
siesta
son palabras que amo por cómo suenan
por cómo significan
por cómo me recuerdan a cosas que no hacen daño
no me hace daño recordar la flor
no me hace daño recordar el jugo del albaricoque en mi barbilla
no me hace daño la ceniza
la ceniza de ti
la ceniza de ella en mis manos
en mis sueños
la ceniza de ella antes de ser ella
la ceniza de ella antes era un cuerpo
la ceniza de ella no me hace daño porque fue cuerpo
fue cuerpo y ahora es agua
es agua porque lo dice un poeta tan guapo como la siesta
la palabra siesta no me hace daño
no me hace daño porque me calma
son horas de calma en la cama contigo
cuando estoy en la siesta hueles a albaricoque
cuando estoy en la siesta hueles a gladiolo
cuando estoy en la siesta no pienso en la ceniza
ni en el daño
ni en el sueño
ni en los poetas feos
ni en las palabras feas
ni en que la vida es fea
aunque a mí me gusta

lundi 20 juillet 2015

Vikings ... en attendant la prochaine saison! 3/3 : La musique

Pour retrouver les parties précédentes, c'est ici : Livres - Vidéos

Me voici de retour avec la dernière partie pour vous faire patienter jusqu'au retour de la série viking!
Je vous propose une petite sélection musicale, avec évidemment, la bande son de la premières saison. Mais aussi les albums du groupe Wardruna  qui a participé à la réalisation de cette bande son.

Vikings : Season 1 Full Soundtrack by Trevor Morris



Wardruna




Mais également de la musique d'inspiration "nordique" plus contemporaine, avec Faun et Vali




samedi 18 juillet 2015

Notre-Dame des vents - Mikaël Hirsch

Durant les grandes grèves de 1995, une biologiste se rend aux îles Kerguelen pour y étudier l'impact du réchauffement climatique. En plus de l'isolement géographique, renforcé par l'ampleur du mouvement social en métropole, elle y découvre un espace façonné par la littérature et fait la rencontre d'un technicien, maillon de la chaîne du renseignement. Au même moment, la mise au point d'un satellite espion, ainsi que la soudaine reprise des essais nucléaires français dans le Pacifique seraient-ils de simples coïncidences, ou bien les éléments épars d'un secret plus vaste, véritable chambre d'échos pour les fantômes de la guerre froide ?

Mêlant tout à la fois réalité scientifique, récit d'exploration et conte fantastique, Mikaël Hirsch renoue ici avec le roman d'aventures maritimes, dans la tradition de l'Edgar Allan Poe des Aventures d'Arthur Gordon Pym et du Jules Verne du Sphinx des glaces.

Mon avis :

Tout d'abord, afin de vous éviter des déconvenues, je vous préviens : ce roman n'a rien de fantastique. Peut-être un élément dans les dernières pages et encore c'est selon le niveau de lecture que l'on choisit. Il va falloir expliquer aux éditeurs que le fantastique ce n'est pas uniquement mentionner Poe ou Jules Verne ;)

Mais que cela ne vous dissuade pas de lire ce roman. Déjà, parce que Kerguelen, c'est ici :
et qu'on a très peu l'occasion d'en entendre parler... surtout avec une si belle plume!

Les îles Kerguelen sont très isolées, plus précisément  dans les terres australes près de l’antarctique, il y a peu de gens qui y habitent, et l’auteur a vraiment réussi à créer une ambiance feutrée, un rythme particulier… la lecture a vraiment été une parenthèse pour moi, j'ai été transportée ailleurs, dans un endroit très différent pendant tout le temps de la lecture. Je me suis laissée portée par la lecture.

J'ai trouvé très intéressant qu'on montre l'aspect stratégique et politique des sciences, et des implications pas toujours faciles à gérer pour les chercheurs dont ce n'est pas le but ni le métier.

En trame de fond, l’amour de la biologiste pour la littérature de voyage, le fantastique et l’exploration donne du rythme au récit.

J'ai adoré l'écriture très poétique. Et puis ça parle de sciences, mais sans être trop technique, je ne me suis pas sentie perdue, mais plutôt intriguée. Ça parle d’amour, ça parle de l’être humain.... c'est  un très beau récit.

jeudi 16 juillet 2015

La guerre des fleurs - Tad Williams

Le résumé

La vie de Théo a basculé : son groupe de rock l'abandonne, sa fiancée le plaque, sa mère disparaît. Bref, un cauchemar. Plongé au fond d'une bouteille, Théo croit à une hallucination lorsqu'il voit surgir une petite fée qui l'entraîne de force dans un monde peuplé de créatures bizarres. Théo réalise qu'il n'est pas sous l'emprise de l'alcool, mais dans un univers bien réel où l'accueil qu'on lui réserve est franchement désagréable. Guidé par des compagnons souvent pénibles – une elfe gothique, une fée colérique et des trolls jumeaux gardes du corps – mais sympathiques, Théo découvrira en Faërie le mystère de sa destinée...

Je n'aime pas du tout cette couverture (oui, vous vous en moquez)
Mon avis :

Théo est un trentenaire moyen, un job de livreur, une femme enceinte, et des relations distantes avec sa mère… Le seul endroit où il excelle est le chant, mais la jeune relève de son groupe de rock aimerait bien l’évincer… Tout bascule quand sa femme perd le bébé et le quitte pour le motif « tu es un looser »… Il tente de se rapprocher de sa mère, mais apprend qu’elle est atteinte d’un cancer en phase terminale.
A la mort de celle-ci, Théo s’exile dans la forêt. Quand au cœur de la déprime apparaît une terrible ombre noire en putréfaction qui aimerait bien avoir sa peau. Une fée surgit et le fait basculer dans un portail le menant vers faerie. Les dirigeants du pays des fées aimeraient en effet avoir une entrevue avec lui… Mais pourquoi ?

Le roman très bien écrit, comme toujours avec Tad Williams, les personnages sont intéressants dès les premières lignes, ils ont une certaine profondeur. L’univers décrit est très cohérent, dans la mesure où nous le découvrons à travers les yeux d'un humain qui n’y comprend pas grand-chose.
 C'est très drôle... A priori il ne croit pas plus aux fées qu’au père Noël. Il y a des histoires de lutte de pouvoir, des histoires d’amour. c’est classique mais ça fonctionne bien. Et je pense que c'est accessible aux gens qui ne lisent pas de fantasy habituellement.

mardi 14 juillet 2015

Mardi, c'est poésie ! #1 - Laura Lisa Vazquez




Appelle-moi Poésie





Personne n'a la paix


je suis en manteau dans mon lit. mes yeux ne veulent plus rien dire, je ne comprends pas ce que disent mes yeux, mes yeux ne veulent plus rien dire, mes yeux ne me disent rien, j’ai envie de voler une voiture, la peau de mes yeux dit qu’elle ne dit rien, j’ai envie de donner mon sang à quelqu’un qui s’approche, on se pose des questions, je suis en manteau dans la chambre, on se pose des questions, sur les yeux, les yeux ne veulent plus rien dire, est-ce que quelqu’un a une figure, est-ce que quelqu’un n’a pas de figure, est-ce que les figures sont des yeux, quels sont les yeux qui disent rien, les yeux ne me disent rien, on se pose des questions



personne, personne qui parle au passé, personne qui parle avec ses mains, avec ses mains, personne qui parle au présent, avec vitalité, au présent, personne qui parle à personne, personne se pose des questions




je fais des remarques, on ne comprend pas ce que disent les yeux, je salue le voisinage, j’ai envie de m’enlever les peaux des mains, je cuis les légumes, je connais mon nom, je fais un reportage sur moi à travers un poème que je ne comprends pas




si tu veux me regarder, tu peux me regarder
si tu ne veux pas me regarder, tu peux me regarder
si tu veux fermer la porte, tu peux regarder la porte
si tu veux écrire un texte, alors tant pis pour toi
si tu as faim, c’est la merde
c’est la merde et il faut se lever
si tu veux tuer quelqu’un, attends qu’il ne soit pas là


je viens de penser à tout



je trouve que david lynch ressemble à une dame âgée
je trouve que jean-marie le pen ressemble à une dame âgée
je trouve que jacques roubaud ressemble à une dame âgée
je trouve que bernard tapie ressemble à une dame âgée
je trouve que philippe sollers ressemble à une dame âgée
je trouve qu’alfred hitchcock ressemble à une dame âgée
je trouve que bataille aussi
je trouve que françois hollande commence à ressembler à une dame âgée
je trouve que beaucoup de personnes ressemblent à des dames âgées. c’est comme ça que je vois le monde.
je trouve que tout le monde est vivant



ça ne me dérange pas.
il fait nuit
je trouve que tout le monde est vivant même ceux qui sont morts
ça ne me dérange pas



je trouve qu’il y du monde
je trouve que la terre est en mauvais état
je trouve que l’esprit est normal
je trouve que l’esprit est mauvais
je trouve que tout est rangé
je me vois
je ne me ressemble pas trop
je trouve que c’est comme ça.
on se coupe les cheveux
je trouve que la musique est forte
on se pose des questions
j’écris un poème pour la musique
pour la musique
premier mot pour la musique
premier jour pour la musique.
premier




est-ce que le monde va se réchauffer ?
premier jour du réchauffement de l’univers
premier jour du premier jour de la mort de la vie
premier jour du premier jour de la mort dans la vie, premier jour
premier jour du premier jour des hommes
premier animal tué
premier jour pour les animaux accompagnés des hommes. premier animal tué

Retrouvez Laura Vazquez sur Tapages et sur son site.

lundi 13 juillet 2015

Vikings...en attendant la prochaine saison! 2/3 Les vidéos



Pour l'instant, n'étant pas encore assez calée sur le sujet, je préfère ne pas distiller trop de reportages, je suis assez désespérée en lisant les commentaires sur Youtube, où l'absence d'objectivité est fortement décriée. Je ne peux pas vérifier par moi-même pour l'instant, aussi, je vous propose trois reportages.
Il me semble qu'ils sont assez "neutres" ou généralistes pour éviter les écueils du manque de rigueur historique. ET ils sont très intéressants!

Vidéos

Mythes & Légendes scandinaves

La mythologie nordique - Mythes et légendes #2

Le crépuscule des dieux Nordiques (sur la christianisation des vikings, très intéressant)



dimanche 12 juillet 2015

Pourquoi lire de la poésie ?

La semaine prochaine, je lance une nouvelle rubrique: Mardi, c'est poésie!
Alors je sais, dit comme ça, cela ne vend pas du rêve, cela vous rappelle plutôt les heures d'ennui à analyser chaque mot en cours de littérature!
Pourtant, il y a plein de bonnes raisons de lire de la poésie, laissez-lui une chance de vous séduire!

La poésie rééchante le quotidien

La poésie réenchante le quotidien, elle permet de s’éveiller à la beauté des choses simples qui nous entourent. Cela peut-être un joli paysage en voiture, le crépitement des bulles de coca quand on a soif… Elle nous aide à avoir conscience de la beauté du monde.
Idée de lecturela première gorgée de bière


C'est facile à lire quand on n'a pas le temps!

C’est une littérature dans laquelle on peut piocher quand on n’a pas le temps, un poème c’est court, on peut savourer même juste quelques vers pour le plaisir des belles choses.
Idée de lecture : Haïku, une goutte à la mer, le rire des belettes




Une interprétation toute personnelle


On n’est pas obligé de chercher à comprendre ce qu’a voulu dire l’auteur pour ressentir le message. Littérature qui joue beaucoup sur les sentiments, elle relève de notre propre interprétation, notre propre expérience, c’est un genre universel mais qui peut avoir un sens propre à chacun.
Dès que je t’ai rencontré, Calligraphe, j’ai su que tu étais magicien.
Tu traçais sur le sable des lignes dont, sans rien connaître de ta langue, je compris aussitôt la portée. 
in Le Chant des Dunes / Michel Sauquet et Ghani Alani

Retrouver le plaisir de la lecture à voix haute

C’est de la littérature pour laquelle on peut prendre du temps également, lire à haute voix, expérimenter la sonorité, le rythme.
Idées de lecture ou d'écoute: Grand Corps Malade, Fauve, Neil Hilborn, slam entre les mots / Stéphane Martinez

Elle est libre est engagée


Dans un monde lisse et policé, la poésie reste l'un des derniers moyens d'expression subversif et engagé...

Idées de lecture : Maram Al-Masri, éditions le temps des cerises et plein d'autres!



vendredi 10 juillet 2015

Mole people, Hommes Taupes, la vie sous terre.

Un jour, je suis tombée par hasard sur un article dans mon fil d'actu "la vie de homeless dans les tunnels de New York".
J'avais lu le roman métro 2033, où les gens vivent sous terre à cause d'un hiver nucléaire, vu dans un épisode de série l'organisation de marginaux vivant dans les tunnels à las vegas... Le titre m'a donc interpellé et a attisé ma curiosité. Pas par voyeurisme, mais parce que je voulais savoir quelle est la part de vérité dans ses œuvres fictionnelles, cela paraît tellement improbable que tant de gens vivent réellement au-dessous de nous sans que personne ne s'y intéresse.

J'ai ainsi découvert que depuis les années 70, les tunnels désaffectés du métro de New York sont occupés par des sans abris, des personnes totalement sorties de la société "du dessus" et qui ont créé leur propre monde en-dessous. Deux mondes sans-pitié.

J'ai donc poursuivi mes recherches, et découvert que cela ne s'arrêtait pas à NewYork, ni même aux Etats-Unis... On trouve ce même type "d'habitation" en Mongolie, également en France (mais je n'ai pas pu me procurer les documents qui existent sur le sujet).


J'ai essayé de me focaliser sur les informations qui ne font pas dans le sensationnel et le glauque. Néanmoins, le sujet étant difficile, j'ai choisi de ne pas afficher d'image ou de prévisualisation, la vie de ces personnes est précaire et choquante par son dénuement.  Mais je ne peux pas toujours vous faire découvrir des choses joyeuses, et cet état de fait m'a touché.

Sélection d'informations sur le sujet



En roman

la promesse des ténèbres de Maxime Chattam. 

Mon mari "tu lis du Chattam toi? tu t'es pas trompée?" "ben écoute, je ne sais plus pourquoi j'avais réservé ce bouquin, parce qu'effectivement, c'est pas trop mon truc, ça se lit bien mais c'est quelconque"... quelques centaines de page plus loin "aaaah oui c'est vrai je me souviens maintenant pourquoi je voulais lire ce truc, les souterrains newyorkais" "? okaaay."

Articles 

En anglais
Are there really people living underneath the streets of New York?
Mongolian homeless living underground in sewers
Mole people Wikipédia

En Français
Los Angeles - Revue quart monde
Le peuple Taupe le New York ou au 36e dessous
Les entrailles de New York

Reportages 


En anglais
Subway cops vs mole people


En français
Dans les entrailles de New York

mercredi 8 juillet 2015

La volonté du Dragon - Lionel Davoust

Une reine dont les yeux émeraude lisent l’avenir…
Un enfant-roi, passablement fou, gardien d’un savoir oublié…
Du déroulement de leur partie d’échecs pourrait bien se décider l’issue de la guerre…
Entre les derniers royaumes libres et les forces d’invasion de l’Empire d’Asreth se dresse l’imprenable Qhmarr, petit pays à peine sorti de l’ère médiévale. Gouverné par un roi trop jeune et un conseiller trop confiant, il ne devrait représenter dans le plan de conquête de l’Empire qu’une note de bas de page. Et alors que le généralissime D’eolus Vasteth s’emploie à négocier les modalités d’une reddition diplomatique, déjà, aux portes de la capitale, se presse l’implacable armada… La conclusion du conflit ne fait aucun doute. D’une manière ou d’une autre, Qhmarr passera sous pavillon asrien.
Pourtant, malgré la défaite annoncée, Vasteth découvre des dirigeants qhmarri inflexibles, prêts à confier le destin de leur nation à d’absurdes croyances ancestrales. À travers le défi lancé par l’enfant-roi, ce sont toutes les certitudes du généralissime qui vont se voir ébranlées, tandis que, sur la mer, les soldats meurent, simples pions sur un échiquier qui les dépasse…
Couverture : Cyrielle Alaphilippe

Mon avis 

Je suis tombée amoureuse de l'écriture de Lionel Davoust en lisant "L'île Close" dans l'anthologie "De Brocéliande en Avalon".  J'adore lire son blog car je trouve ses propos intelligents et intéressants. Bref, j'attendais avec impatience de me procurer un de ses romans... J'avais envie de retrouver cette poésie du texte, le plaisir de la lecture bref, quand j'ai emprunté le livre à la bibliothèque j'étais dans d'excellentes dispositions.
Malheureusement, la lecture ne s'est pas si bien passée. 
Tout d'abord, j'ai eu beaucoup de mal à me faire aux noms des deux empires, la situation d'exposition m'a parue trop rapide ou trop confuse, j'ai dû relire plusieurs fois les premières pages avant de savoir vraiment où j'en étais. Fatiguée par la chaleur peut-être?
Ensuite, j'ai eu beaucoup de mal me sentir concernée par le sort des personnages, le roman est très court, et l'ensemble du récit est focalisé sur une bataille navale. On le suit certes à travers les yeux de quelques personnages, mais honnêtement, je me suis plus sentie triste à l'idée de la destruction du bateau qu'à l'éventuelle mort d'un protagoniste, puisqu'on ne les connait qu'à travers leur fonction de marin sans une occasion de vraiment les percer à jour.
Et pourtant je n'y connais rien en bateau (ça m'aura au moins permis de découvrir qu'un croiseur est fait pour aller en marche avant et vite. ). Il est question de stratégie militaire, de technologie un peu magique, mais finalement, en une centaine de page tout n'est qu'effleuré. J'ai trouvé cette lecture frustrante, un méchant empire veut annexer un autre méchant empire. Soit, ça me fait une belle jambe, si encore on avait eu l'occasion d'approfondir le concept de ce colonialisme mais non, même pas. En plus je n'ai pas aimé l'issue du combat :(
Pourtant, je n'ai pas le sentiment que l'auteur y soit pour grand chose dans cette déception. On ne peut pas s'attacher aux personnages : ils sont là en tant que pion sur l'échiquier, c'est le concept même du récit.
Je ne peux pas me plaindre quant au trop plein de stratégie militaire ou de conquête, je peux passer des heures à jouer à Civilization ou Empire Earth. Théoriquement, j'adore ça.
Le livre est merveilleusement bien écrit,  le rythme est soutenu puisque même sans m'être sentie touchée par l'histoire, je l'ai fini en une soirée.
La raison de ma déception, ce sont simplement mes attentes. Je ne m'attendais pas à un récit centrer à ce point sur le combat. Je m'attendais à plus d'information sur l'univers d'Evanégyre, je m'attendais à quelque chose de plus épique ou magique peut-être? Je suis vraiment triste de ne pas avoir su accueillir ce texte sans idées préconstruites, car je me suis privée toute seule d'une bonne lecture. 
Je réitérerai donc ! (Voilà, une chronique pour dire, je n'ai pas apprécié cette lecture, mais j'en veux encore parce qu'au fond, c'était quand même bien. Paradoxe quand tu nous tiens).



mardi 7 juillet 2015

L'épicière veille #2 - découvertes scientifiques, booktube et lecture...

Une étude réécrit le scénario de peuplement de l'Europe

Au cours du dernier siècle, les paléoanthropologues se sont appuyés sur la découverte d'ossements et d'outils anciens pour reconstruire le scénario du peuplement de l'Europe. Mais les progrès récents relatifs à l'analyse de l'ADN ancien ont permis aux chercheurs de faire un gigantesque bond en avant dans la compréhension des différentes migrations dont les européens actuels sont le fruit. Cliquez pour lire la suite.

Pérou : des peuples inconnus sortent de la forêt 

Depuis quelques années, les populations indigènes vivant dans la forêt amazonienne s'aventurent pour la première fois hors de leur territoire. Non sans heurts avec les populations locales. Cliquez pour lire la suite.

On a retrouvé par hasard des cellules sanguines et du collagène dans des os de dinosaures


De là à dire qu'on ouvrira un jurassic park bientôt, sûrement pas, mais j'ai hâte de savoir ce qu'il va ressortir de toutes les analyses à venir! Cliquez pour lire la suite.

Booktube : toujours la même chose, vraiment ? Un tour d’horizon différent de la booktubosphère francophone…


L'une de mes bloggeuses préférées, la génialissime Cachou a réussi un tour de force. Me donner envie de regarder des booktubes. Elle en parle aussi bien qu'elle parle de livres! Allez faire un tour!

10 minutes de lecture par jour pourraient tout changer..

Les enfants issus de familles pauvres, et les garçons en particulier, rencontrent des difficultés spécifiques pour la lecture. Plus de 40 % des garçons qui reçoivent des repas gratuits, dans le cadre scolaire, manifestent des problèmes de compréhension, bien plus que les filles. Cliquez pour lire la suite
 

lundi 6 juillet 2015

Escapade insolite à Nancy : vestiges des maisons closes


0001Si vous voulez faire une petite balade à Nancy en sortant des sentiers battus, je vous conseille de vous  rendre Rue du Maure qui Trompe dans le quartier Saint Epvre...
En effet, vous trouverez dans cette rue une maison, à l'architecture un peu particulière...

 

Il faut longer la rue, et bientôt, on aperçoit une lanterne...
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Elle annonce une maison, qui porte le numéro 12 aujourd'hui... et qui a gardé les vitraux typiques de l'époque (de 1825 à 1946) où elle n'était pas seulement une maison, mais également une maison close!

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En continuant dans la rue, on trouve le numéro 19, qui a l'époque était les bureaux de la médecine du des moeurs.

On constatera que ce bureau était accolé à ... rien de moins que la basilique Saint-Epvre. D'ailleurs, on aperçoit une gargouille qui a une belle vue sur la rue...

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Elle mime une position pas très chaste tout en se bouchant les oreilles et en faisant la grimace, en signe de désapprobation !

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Pour ceux qui ne connaîtraient pas Nancy, sachez que la place Saint Epvre est aujourd'hui très agréable et que ce quartier est vraiment un plaisir à parcourir à pied, avec de très bons restaurants et plein de petites boutiques pleines de charme...

Sources : Le numéro 12 du magazine Métropolis 




On mange quoi ce soir? #1 : le menu de la semaine

Une nouvelle rubrique sauvage apparaît!


Quand j'arrive à trouver le temps / je n'ai pas la flemme, j'essaye de préparer un menu de la semaine :
- cela permet de faire des économies quand on fait les courses, on sait ce dont on a besoin, on est moins tenté !
- cela permet de ne pas désespérer en rentrant du boulot et de perdre toute son énergie à répondre à cette merveilleuse question "on mange quoi ce soir?".
- cela permet de partager la préparation du repas : tout est affiché sur le frigo, le menu et les recettes, celui qui a le courage de faire à manger n'a pas besoin de réfléchir, juste à se lancer.

Du coup je partage avec vous les repas que j'ai prévu pour cette semaine. Je ne me force pas à cuisiner des choses élaborées, ce seront souvent des choses très simples à faire mais très bonnes à manger ;) Alors c'est sûr, ça ne donne pas autant envie qu'un blog de cuisinière. Mais ça donne des idées pas trop décourageantes en sortant du travail!


Menu caniculaire !


Aubergine Hong Shao


Salade de poulet : tomate, salade verte, poulet grillet, sauce crème basalmique et quelques croutons (enfin, des biscottes concassées).

Lentilles préparées et lardons

Tagliatelles aux avocats et crevettes sauce citron

Salade de riz : tomate concombre feta et olive

Boulgour accompagné de poivrons et merguez (appelé chez nous le "mytho couscous", des graines des légumes, de la viande, mais préparé vite fait  ;) ).

Salade de pomme de terre

Hamburger maison "boeuf et fromage"

Brunch du dimanche 



Et en dessert, de la glace à la pastèque ou au melon ou en fonction de ce que je trouverais comme fruits, et des yaourts à la fleur d'oranger!

Sachant que ni mon mari ni moi ne mangeons chez nous à midi, nous prévoyons en général les restes de la veille ou un plat préparé / sandwich si nous avons été trop gourmands. Ne vous inquiétez donc pas de voir moins de plat que de repas dans une semaine...

dimanche 5 juillet 2015

12 conseils pour réussir votre voyage au Myanmar


1) Soyez vigilants quant à la situation sur place avant de partir, consultez des sites types "info Birmanie", inscrivez vous sur Ariane, bref, soyez conscient de la situation pour partir l'esprit tranquille!

2) Concernant l'habillement, optez pour une paire de tongs (facile à retirer dans les pagodes), et des vêtements longs et amples. Pour trois raisons : il est interdit de se balader en short et en débardeur dans les temples / pagodes.  Cela vous protègera du soleil...et des moustiques!
Le mieux est encore d'acheter un longyi en coton sur place, le tissus est de qualité et c'est super confortable. Attention, demandez un longyi "ready made", sinon,  on va vous donner le tissus pour que vous puissiez le confectionner vous-même!


3) Prenez des billets neufs pour le change, vraiment, si tous les guides papiers ou en ligne vous le disent, c'est bien parce que vous allez vous faire refuser vos billets au moindre défaut! Les billets de 50-100 $ ou € bénéficient d'un meilleur taux de change.

4) Gardez des dollars ou des euros pour payer les droits d'entrée des zones touristiques, le taux de change si vous payez en kyats (la monnaie locale) est très défavorable!

5) Changez l'argent au fur et à mesure, c'est un peu contraignant car les banques ferment à 15h et le taux de change dans les hôtels est moins avantageux... Mais si vous changez trop et qu'il vous reste des kyats à l'aéroport de Mandalay... bon courage pour changer. Nous avons uniquement pu récupérer quelques bahts thaï (sur les 9 bureaux de change, seul 1 avait effectivement du change, uniquement en baht et pas suffisamment pour changer tout ce qui nous restait), ça tombe bien nous avons une longue escale. Mais soyez vigilants, personne ne voudra de vos kyats à Bangkok ou à Paris!


6) Faites un tour au centre français YMCA à Mandalay... C'est l'occasion de parler avec des étudiants, également de prendre un cours de cuisine. Consulter le programme sur leur site internet et contactez-les avant!

7) Emmenez avec vous une prise murale anti-moustique, en plus de l'insecte écran vêtement et tropique si vous êtes une cible pour les moustiques. Ils sont voraces.

8) N'oubliez pas la crème solaire et le chapeau, vous pouvez aussi utiliser la poudre thanaka pour vous protégez du soleil. ça marche bien!

9) Parlant du soleil, optimisez vos visites : visitez les monuments en hauteur en dehors de la plage horaire 10h-15h... En effet, au mois de juin à midi la chaleur des pierres sous vos pieds nus peut monter jusqu'à 70°c. Dans les villages, les birmans utilisent des briques chaudes pour faire cuire leur repas de midi.
Mingun, terrasse d'une pagode à ne pas escalader à midi, c'est chaud!

10)  Partez hors-saison si vous supportez bien la chaleur ! Je suis partie au mois de juin, période de mousson, car je ne souhaitais pas m'attarder dans le sud du pays où les pluies sont les plus fortes. J'ai eu de la chance, une vingtaine de minutes de pluie par jour dans le reste du pays. Il est vrai qu'il fait très chaud. Mais l'hôtellerie est moins chère, et il n'y a pas un touriste à l'horizon, c'est l'idéal pour se sentir un peu explorateur ;)

11) si vous souhaitez ramener un souvenir que vous avez repéré dans une ville en particulier...achetez-le dans cette ville. On ne retrouve pas le même artisanat d'une ville à l'autre et vous devrez vous rabattre sur autre chose!

12) Lorsque les guides de voyage vous disent de réserver 6 mois à l'avance... c'est pour une bonne raison, il y a plus de touristes que d'hôtels au Myanmar. Il est difficile de trouver un hôtel en haute saison simplement en frappant à la porte!

samedi 4 juillet 2015

Vikings ... en attendant la prochaine saison! 1/3 : Les livres


Afin de combler votre manque durant l'attente de la saison 3 ou 4, suivant votre manière de suivre la série, je vous propose plein de références sur les vikings.



Du côté des livres :




L'atlas des Vikings - John Haywood

Si vous cherchez des informations précises mais faciles d'accès sur l'histoire des vikings, c'est le livre parfait. Synthétique avec des cartes claires, j'ai beaucoup aimé parcourir ce livre.
Et en plus maintenant je sais que les vikings sont vraiment allés à x et y, mais pas forcément dans cet ordre ou aussi vite.

Le seul défaut du livre, c'est que vous ne le trouverez que d'occasion en français, c'est une vieille édition. Les bibliothèques sont aussi vos amies :)






Dans la collection folio poche 2€ vous pourrez découvrir les grandes sagas vikings:
Saga d'Eirikr le Rouge/Saga des Groenlandais

Eiríkr le Rouge, condamné au bannissement à la suite des meurtres de Eyjólfr la Fiente et de Hrafn le Duelliste, met les voiles et part à la découverte du Groenland. Leifr, fils d’Eiríkr et de Thjódhildr, part du Groenland vers la Norvège mais son bateau est détourné vers les Hébrides … Quant à Thorfinnr Karlsefni, fils de Thórdr Tête-de-Cheval, il part explorer le Vínland, contrée lointaine de Terre-Neuve…


Saga de Gísli Súrsson
Gísli est un Viking hors du commun ; habité de généreux idéaux, fils respectueux, frère fidèle et mari aimant, il se trouve bien malgré lui dans une situation compliquée. Victime d'un destin impitoyable, il doit choisir entre venger son frère ou perdre son honneur.
Vengeance, jalousie, trahison, tous les ingrédients sont rassemblés pour nous offrir une histoire de vaillance, d'amour et de mort dans le monde rude des fiers guerriers vikings.


Vous pouvez également vous pencher sur "la légende de Sigurd et Gudrun" par Tolkien, mais il faut de solides bases en mythologie nordique.
La Légende de Sigurd et Gudrûn nous donne, pour la première fois, directement accès à l'imaginaire nordique de J.R.R. Tolkien. Deux grands poèmes (le Nouveau Lai des Völsung et le Nouveau Lai de Gudrûn), écrits au début des années 1930, racontent dans le style caractéristique de l'auteur du Seigneur des Anneaux les légendes nordiques de l'Ancienne Edda, les combats de Sigurd, la mort du dragon Fàfnir, l'histoire tragique de Gudrun et de ses frères, tués par la malédiction de l'or d'Andvari. Illustrés par des vignettes en noir et blanc, ces magnifiques poèmes (qu' introduit une présentation des légendes du Nord par l'écrivain lui-même) montrent ce qu'a retenu Tolkien de la mythologie scandinave pour le reprendre à son tour, dans Le Seigneur des Anneaux et dans Les Enfants de Hurin.





Et enfin, une superbe trilogie de BD historique : Northlanders par Brian Wood... Les dessins sont magnifiques, l'Histoire respectée et la petite histoire très prenante. J'apprécie le fait que l'on ne voit pas uniquement le guerrier de l'imaginaire européen, mais aussi la vie courante des vikings, l'organisation de la société... Bref, on apprend plein de chose et on en prend pleins les yeux, c'est vraiment l'une de mes bande-dessinées préférées. Faites un tour sur le site de l'éditeur pour retrouvez des extraits!



vendredi 3 juillet 2015

Agence Ananda travel : mon avis




Avant le voyage 


Quand j'ai choisi l'agence Ananda Travel, j'ai recherché des informations sur voyages forum ou tripadvisor et suis essentiellement tombée sur des avis mitigés. Je suis passée outre, car comme je l'ai indiqué précédemment, j'ai trouvé leur site et les informations qui y sont dispensées d'un très grand sérieux et n'hésitant pas à renvoyer les touristes à leurs responsabilités.

Le contact avec l'agence pour la demande de devis et de circuit s'est très bien passé !

L'agent a proposé un circuit cohérent par rapport à notre demande, a retiré ce qui ne convenait pas sans chercher à le remplacer par autre chose, n'a jamais cherché à nous imposer des services dont nous n'avions pas besoin.

Les conseils dispensés sur l'itinéraire et les moyens de transports sont tout à fait adaptés... L'agent est disponible pour répondre à nos questions pratiques, avec une réactivité appréciable compte tenu des connexions internet locales. Bref, j'étais déjà enchantée du service avant de partir !
Et d'autant plus que le devis est très clair et transparent : prix des hôtels, liste précise des frais compris dans le devis et des éléments à la charge du client. C'est également une agence qui accepte de base le principe du 50% d'acompte, 50% à l'arrivée. Il n'est pas nécessaire de négocier, d'appeler le directeur, non, c'est proposé naturellement, une relation de bonne confiance quoi!


Pendant le voyage


Nous sommes reçus à l'agence à la sortie de l'aéroport avec un petit thé. Le directeur nous récapitule le programme, nous donne également une liste de numéros utiles sur place (ceux de l'agence, d'un médecin, etc.), une liste de restaurants si on manque d'inspiration et  la liste des principaux lieux à voir dans les villes que nous traversons, le tout avec une traduction en birman pour faciliter la communication avec les gens si nous devons demander notre chemin. Et puis c'est bon, on entame le périple!

Les hôtels proposés par l'agence, en catégorie 2*, étaient franchement tous de très bonne qualité, j'imaginais des hôtels beaucoup moins modernes et agréables (enfin un deux étoiles en France quoi!). Sans compter la qualité des buffets de petit déjeuner et le personnel adorable.

Les chauffeurs étaient très sympathiques, avec une très bonne connaissance des lieux à voir et des points de vue pour faire de chouettes photos!... et sans compter les très booons restaurants. Rien à redire non plus sur la conduite, on se sent en sécurité!

Quant à la guide que nous avons eu à Bagan, nous avons eu l'agréable surprise de découvrir qu'elle parlait français (il y en a peu donc nous étions prévenus que nous aurions sûrement un guide anglophone). Très compétente, très avenante, avec un bon niveau de langue et très disponibles pour répondre à nos questions.

Bref, si je devais repartir en Birmanie demain, je n'hésiterais pas à repartir avec cette agence. 

Les contacter :


http://www.ananda-travel.com/
Ananda Travels Yangon Ltd

Attention :Nouvelle adresse au 1-11-2013

Ananda Travels Yangon Ltd
106 B Anandathuria Street
Saw Bwar Gyi Gone Quarter
Insein Township
Yangon - Union of Myanmar.

Téléphone : +95 43160501 ou 425328182
Urgence : 09 50 33 564 (portable)
infos@ananda-travel.com

jeudi 2 juillet 2015

Impressions du Myanmar (4) - Politique et Religion

Que dire sur la politique? C'est compliqué,  on sait bien que le régime est autoritaire, mais quand on se balade en Birmanie (enfin, plus précisément sur notre itinéraire!), on ne sent pas spécialement de "pression".
Peu de forces armées (police ou militaire), pas de contrôles visibles, bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes (toujours sur mon trajet, évidemment je ne parle pas des zones interdites aux touristes ou des zones de conflits). Si ce n'est qu'on est au courant de rien, on voit peu de journaux télévisés, peu d'informations internationales. 

Le gouvernement se sucre bien sur le dos des touristes, à chaque zone touristique il faut lâcher entre 10$ et 20$ par personne, une "taxe" imposée uniquement aux étrangers (foreigner fee, au moins c'est transparent comme appellation!), sans compter une taxe pour les appareils photos (également uniquement pour les étrangers)... Alors c'est sûr, ce n'est pas énorme dans l'absolu, mais comparé au coût de la vie, cela représente beaucoup ! Et ce n'est pas comme si cet argent était investi pour la population ou les monuments. De l'argent qu'on préférerait donner à des initiatives privées!

2000 pagodes à Bagan...
Par ailleurs, la politique a une grosse influence sur l'aspect culturel du pays : on trouve peu de musées et quand il y en a, ils "manquent" d'objectivité, l'art est peu développé puisque la liberté d'expression n'est pas de mise.

En revanche, il y a beaucoup d'art religieux, le pays étant profondément bouddhiste, du courant theravada. C'est un courant ancien du bouddhisme, assez conservateur, qui se concentre sur le salut du pratiquant. C'est-à-dire que le concept de compassion  n'est pas présent, et qu'il ne s'agit pas d'aider son prochain à atteindre le nirvana. C'est une pratique plus individuelle.

stûpa à l'abandon
Pagode à Yangon

cérémonie de Noviciat


Fresque du XII siècle!



On trouve d'innombrables pagode, il y en a une à chaque coin de rue, sur chaque colline, et elles rivalisent toutes de beauté! Il suffit de tourner la tête pour apercevoir leurs reflets dorés!

Evidemment, on croise beaucoup de moines et de nonnes (surtout à Mandalay) parfois même très jeunes! Il est en effet possible de quitter la vie monastique pour retourner à la vie laïque et vice-versa plusieurs fois dans sa vie. On peut être moine dès 7 ans, pour quelques jours, semaines ou mois.

Nonnes attendant le dernier repas de la journée (11h15)
Moines attendant le dernier repas de la journée (10h15)

mercredi 1 juillet 2015

Impressions du Myanmar (3) - La population et la vie quotidienne

La population 


La population est adorable...(comme partout où j'ai voyagé en Asie, c'est-à-dire le Vietnam et la Chine).

Ce qui m'a le plus marqué, c'est la tendance qu'on les gens à chanter tranquillement à haute voix en public. ça donne une atmosphère particulière, un sentiment de proximité et de simplicité qui m'a beaucoup touché! Et puis ils chantent tous bien.

Dans les villes touristiques (on ne peut pas dire que je sois sortie des sentiers battus !), on trouve pas mal de gens qui parlent anglais et parfois même français, ce qui facilite beaucoup les choses. Le birman est assez difficile à reproduire phonétiquement.

Les gens sont très souriants, prêts à vous aider dès que vous sortez une carte (il n'y a pas d'éclairage public ou très peu, et il fait nuit tôt, c'est parfois compliqué de retrouver son chemin), très avenants.

maquillage traditionnel au Thanaka, ça protège des coups de soleils, des boutons et hydrate la peau
Et surtout, ils ne prennent pas les touristes uniquement pour une planche à billet.
Exemple tout bête, nous avons acheté des bonbons de tamarin, le prix c'est 1000 kyats nous indique la guide, j'ai été sur le marché en acheter, j'ai payé 1000 kyats... ça m'a changé des marchés en Chine ou au Vietnam, où il faut systématiquement commencer par diviser le prix par deux pour espérer approcher d'un juste prix. (En soit payer un peu plus cher qu'un local ne me gêne pas, mais il faut que ça reste raisonnable, pas un dépouillement de principe!).
On n'est pas harcelé sur des kilomètres et pourtant la population est pauvre. Les vendeurs nous interpellent, on dit non, et c'est réglé.

Evidemment, ce n'est pas toujours facile de dire non, surtout quand un petit minot essaye de te vendre ses dessins format carte postale à 1$... Sauf que si tu commences à lui donner de l'argent pour ses dessins... quel sera l'intérêt pour lui d'aller à l'école? Alors ça me brise toujours le cœur de voir des enfants obligés de travailler pour aider leur famille (c'est là que tu mesures bien le poids de tes privilèges de petite française finalement!). Mais sachant que le gouvernement a rendu l'école primaire gratuite, et va poursuivre le chemin avec le collège, je me dis qu'il est plus raisonnable de ne pas encourager ça !

Sinon, les gens s'intéressent avec curiosité aux touristes, mais sans être intrusifs (et j'aimerais tant que les touristes s'intéressent aux locaux sans être intrusifs... mais parfois, ça me désespère tout ces gens irrespectueux armés d'un appareil photo et de si peu de savoir vivre)... On est un peu dévisagé mais avec un grand sourire et un petit bonjour (parfois même bienvenue au Myanmar, sérieux, j'ai essayé d'imaginé un instant ce que serait Paris si quelqu'un disait un jour à un touriste "bonjour bienvenue en France!"). Je n'ai pas été prise en photo à part par... des touristes japonais.

( En point de comparaison, au Vietnam, des gens ont tenté de se prendre en photo avec moi discrètement avec leur portable, en Chine, les gens demandent si on peut prendre une photo ensemble. Ce qui ne me gêne pas dans l'absolu...je prends aussi des photos de gens dans la foule, discrètement, en évitant de leur donner l'impression d'être un animal au zoo. Et je ne les montre pas du doigt en criant "regarde fistooon un étranger!". C'est un peu déstabilisant. Et intrusif quand tu es juste en train de manger ou de faire tes lacets, et que tu n'as pas spécialement envie d'être pris en photo. Mais comme je le disais, avant de faire la morale aux gens, regardons du côté du comportement des touristes souvent pas beaucoup mieux!). Cela ne m'a pas empêché d'apprécié ces deux pays et leurs habitants évidemment ;) (Tout le monde sait que quand je serais grande, j'irais vivre en Chine).

La vie quotidienne


Les villes sont très propres, la circulation chaotique (les volants sont à droite, et la conduite se fait à droite)... On croise des chars à buffle ou des calèches à côté des grosses toyota japonaises sur les grands axes.
Pêcheur Intha sur le Lac D'Inle

On se lève tôt le matin (vers 4-6h), on fait une longue pause de 12h à 15h (il fait trop chaud pour travailler ! ) et ensuite la journée se poursuit jusqu'au coucher du soleil vers 18h!

Les écoliers portent un uniforme vert et blanc...

L'habit traditionnel est le longyi, une sorte de jupe que portent aussi bien les hommes que les femmes et qui est trèèèès confortable par de grosses chaleurs!



Dame en Longyi

Sculpteur